dimanche 31 décembre 2006

Scaraboucle

Bien hâte que les bibliothèques ouvrent leurs portes, que j'y entre et y ressortent. Probablement avec Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. Enchaînement d'idées, prenant cela du poème "The carpenter and the walrus" du deuxième tome de Caroll, et puis, de "I am the walrus" des Beatles dont Lennon s'est inspiré. C'est fou quand même quand on apprend qu'il a écrit la ligne qui parle des agents de police au même rythme qu'une sirène de police qui passait sous sa fenêtre...

Bien hâte que les fêtes s'achèvent, qu'elles achèvent, croupissent, pissent d'hasards poternes, des gnons uniformes sur les bras de la nouvelle année. On veut tous une ancre tatouée sur le bras. Et puis finalement la regarder et se dire, ohhh, se dire: "elle est t'a toé".

Bien hâte d'aller dehors, serrer la main à la neige, lui montrer tout le respect qu'elle mérite et qu'on doit pour autant lui attribuer, lui désigner - et non seulement en début de saison mais bien pendant toute l'aventure nivale qui s'approche et nous opère.

Bien hâte de ne plus avoir ce mal de gorge qui empêche le chant ou tout borborygme bucal digne d'un nom.

Arrggg pourquoi tu me parles pas??? Where art thou?? je parle à qui là...? hem... "Salade de schtroumps" en librairie en ce moment. Amusant, explorateur, globalisateur, détailleur, implicite, ça fait glousser de partout. En fait, les nouveaux albums proposent une nouvelle approche plus détaillée justement du monde dans lequel évolue les schtroumpfs depuis si longtemps, vraiment un souci d'exploiter toutes les possibilités magiques de cette oeuvre.


samedi 30 décembre 2006

Boucle

J'ai reçu un sublime jeu d'échecs en "verres à shooters"... La règle est simple: Emplir les 32 verres avec un alcool fort ; quand on prend une pièce, on doit boire le verre de l'autre, voilà donc enfin une chance pour les joueurs moins expérimentés de battre des maîtres aux échecs! - surtout vers le milieu de partie en dégradé jusqu'à la fin.

3h12: The DaVinci code! J'étais réticent au film surtout à cause de toute la polémique et des sempiternelles publicités du livre, mais je fus agréablement surpris. Malgré certains écarts vers un film plus hollywoodien - qui se rattrapent fort bien et très vite - le film a une qualité d'adaptation scénographique admirable. Sans oublier Hanks et Tautou. C'est toujours bizarre d'écouter un film traduit en français quand le dit film est déjà en deux langues dans la version originale... Le dvd bogue avec les sous-titres, s'en devient marrant. (Je suis certain que les deux personnages vont se revoir dans l'histoire.. qui n'existe pas vraiment, mais mon point est que le gars va pas laisser la descendante du Christ partir comme ça... Putain... no way...)

En train de relire les poésies complètes de Mallarmé. Un mot: "écluse". C'est de la poésie en écluse ; on dirait que le sentiment passe de la tête vers le coeur, du coeur vers le ventre, etc. Ça descend et pourtant, on se sent monter furieusement vers l'idéal réel. Celui qui ne demande plus à personne le soin de s'expliquer. C'est d'une facilité angoissante.

3h18: Facilité angoissante est, hum, n'importe quoi. Je comprends pas ce que j'ai dit. Dans ce cas précis, je comprends pas, ou trop bien, dans tous les cas, c'est... ç...a. Habitude également que je me donne à envoyer des messages aux gens étant saoul... Ciboire, je me souviens jamais si oui ou non ce que j'envoyai ou pire, si j'envoyai ou non quoi que ce soit!

Sur ma tombe on dira: "Martha my dear... Il a enfin réussi à la jouer"

J'ai reçu un jeu d'échecs... vous le nierai mais, je le jure... non.. pas ça... non... En verres à shooters... 10$ je crois.. En liquidiation (Ce jeu de mots vous est offert par "Claviers de nos ancêtres", les seuls chaînes de boutiques qui offrent des claviers d'ordinateur en vous disant fondamentalement que toute la littérature y est déjà imprimée sur les touches, en 26 endroits précisemment).

dimanche 24 décembre 2006

La monnaie IV (Baby you're a rich man)

Je pensais pas qu'il était possible au gazon de devenir aussi glissant quand il est gelé, comme une patinoire de gramen, les souliers se distinguent dans un éclat, on se retrouve aplati et abusé, sur le fond de la rue, au milieu des lignes, entre deux lignes, entre une ligne qui se prend pour deux, avec des bleus qui marchent dans le corps.

1h54: Souvenir du nouveau verglas

1h55: La bière est en train de verglacer dans mon congélateur... Rien de plus immonde/louable qu'une voire plusieurs bière(s) oubliées dans un congélateur le temps d'un verglas.

1h56: Publicité pour la Rickard's Red, j'ai juste rien d'autre à dire sur le sujet... Pas TROP bonne, pas trop ordinaire, ça fait du bien une bière oubliée un peu dans le congélateur.

Je vais aller oublier mes cheveux quelques instants dans le dit congélat'heure, on se reparle quand? bon ok... joyeuses fêtes alors... ouais... moi z'aussi...

1h58: Je mettrai un jour ma main sous le siège d'un banc dans une station de métro, je le sais fondamentalement, je le ferai un jour... Si c'est pas déjà fait et hors de ma mémoire.

1h59: "Crown of love" d'Arcade Fire (répétition: x5)

La parodie de Bush et de Harper par les Justiciers masqués... Bof... un gros bof... Pas de quoi fouetter qui que ce soit.. D'ailleurs, ils ont bien conduit toute la polémique dans le show spécial - ils ont eu le temps d'y penser... - et le fait, comme ils le disent eux mêmes, que nous avons dans les nouvelles donné des heures et des heures - voire presque 24h en tout - à la nouvelle, quand cette même semaine, 2 canadiens sont morts en Irak.. bravo... Mon chalumeau est en train de taper des mains. Je me foue d'ailleurs de Boisclair - le personnage politique me laisse complètement frette - seulement le fait qu'il est reculé le lendemain sur la polémique... Forget it, flash neurologique de Men in black, tout le monde est content. Point.

jeudi 21 décembre 2006

"Expose-en-ciel"

Il eut rêvé de toi jusqu'à la pointe, le guérêt, l'immaculé sur le haut du pied, le grand mouvement circulaire qui fait virvoltailler l'étoile d'une feuille à l'autre, du berceau au voyage, de la jalousie à l'incompétence. C'est devenu une écorce, et le tailleur est là à faire guêtres de ton arbre, sur son pied, des pas puissants, d'échos verts, sur l'attente et le n'importe qui. Il eut rêvé de nous, gardant le secret des salves, de la pression atmosféérique. Le casse-tête de risque retenu sur la fonte du croissant de couleurs, c'est un crispement inversé de la bouche, un faux sourire, ça pèse comme l'espace, comme Jupiter, tel une peau sur un mât, avec le mistral qui rend les pareilles, joue après joue, jour après jour, joug après joug, etc, etc... La racée convulse, son son récolte absolument l'ensemble des noeuds, des fils, du plastique, des nerfs, des instrumentalisensations. Son son récolte le marteau, le nerf encor dis-je j'erre j'antre j'ongle j'où j'alcoolys j'gemme. Il eut rêvé de dire des choses palpées et dont les chutes chanteraient des voix de poulpe, des hallucinées, et son pas qui recommence à marquer au fer r'bouge comme un tatouage, ça bobine la peau, ça 35 mm le corps, ça convulse, ça mèche les jeveux, et serrant les mains sans les doigts, c'est du symbolisme sans le crier, avec la bouche en forme de micro, celui qui prend dans tous les sens. Quand tu partiras, j'arriverai, et le cil de la grande ténherbe ne sera qu'abîme nue âge pour l'enfant qui ne parle pas, cil en cieux.

Et dire qu'il eut rêvé d'humourisques, d'amoucreuses.

Guerriers de bocconcini

J'oyai une voix à laquelle je n'avais prêté l'oreille depuis longtemps. C'est toujours un élan que de reprendre la réalité où nous l'avions laissé, porté seulement par le souvenir que le temps nous laisse d'elle ; de plus, nous bouleversant de, parfois la différence qu'il y a entre les deux, parfois les simples petits détails que nous inventâmes ou que nous oubliâmes. Ce qui est chaleureux dans le cadre de retrouver une voix chère est le velours qui s'appuie sur elle et qui reprend son lustre sous l'attente. Comme si nous brossions du suède dans le mauvais sens pendant plusieurs mois et que soudain, nous reprenions la bonne routine.

La grande gargouille laissa son poste quelques instants et alla faire son Moyen-Âge devant la télévision, simplement quelques minutes, pour se reposer les ailes, se sécher les dessous de bras. Elle prit un verre en vitre, ouvrit le frigo, remplit son verre de jus blond et s'installa devant l'éditeur télévisuel. Elle but quelques larmes et s'aperçut qu'au milieu du nectar blond circulait - voire ramait - une croûte blanche. Ceci la rendit irritable et saupoudrée d'une maussade inclination à jurer et lancer ce jus maintenant souillé de sa consternation. Après les secondes où le verre retomba du fracas qu'il fit sur le mur, lui même dans l'itinéraire que la gargouille choisit pour lancer son verre le plus loin possible d'elle, son père entra dans la pièce. Il revenait du travail, il revenait de faire la vaisselle. Il revenait d'avoir été trop rapide sur l'ablution des ustentatoires....

3h32: Il est plus sûr d'abluer un fond de lait du verre que de le laisser sur un comptoir asséché, préparant un patriarche à contribuer trop rapidement à ses tâches domestiques.

3h33: Vous vous souvenez de Simon? Moi non plus... Il ne m'a toujours pas dit pourquoi d'ailleurs!

LES GUERRIERS se présentèrent à la réunion, le soleil présent illuminait tout l'horizon, les planches de cuivre lacéraient les regards, on pensait à l'infini du sud au nord. On ne pouvait que tourner la tête pour constater la chaleur omniprofitable. LES GUERRiers. Les guerriers comptaient sur eux pour vaincre l'appétit de l'oeuvre, l'appétit du monticule, plus rien n'attendait, on pouvait venir à courir, et même sentir l'herbe poindre sous leurs pieds bottés et quémandeurs de souffles acérés. À la dernière seconde, ils tombèrent à la renverse, les lampions étaient trop chauds sur leur corps, ils tombèrent à la renverse. Le cadre comme un arbre, et les fleur d'aïl comme des yeux, des cloches comme des poignets, l'heure n'avait plus d'appétit. Les GUeRRIErs sombrèrent sur le pain grillé et la bouche féminine s'enquit du devoir.

vendredi 15 décembre 2006

La monnaie III (Happiness is a warm gun)

Je passe la grande porte et je me rends rapidement jusqu'à la librairie. Je consulte un peu la partie théologique, puis je me rends sans m'en rendre compte devant la cascade - petite mais représentative - de poésie. Trouvant Le capital de la douleur d'Éluard par hasard, que je n'ai pas lu depuis plus d'un an, je remarque à quel point j'ai perdu le fil de la littérature, à quel point je suis perdu dans ma conception - autant méta[...] que simplement scriptive - et j'en perds un peu le souffle à retrouver cette littérature du jour-le-jour. Cette poésie tellement simple et tellement vraie. C'est vrai.... vrai... Voilà plusieurs mois que je n'écris que du mensonge, ou disons plutôt, de la fausse audace. J'ai décidé aujourd'hui de me retrouver un peu dans un petit bonheur de chemin, un chemin qui m'a pris du temps à remanier, boussoler les ornières, remuer la terre, et les herbes, les pas feutrés d'origan, etc. Ce fut difficile de reprendre un ton simple, un ton libre. Tout les gens soutiennent leur souffle, il va parler:

Comme tu es belle :
Un timbre sur un souvenir
Posté comme un drapeau d’amour
Aux malles du monde

Comme tu es belle :
Un fruit négligé
Aux salades silencieuses
De la houle des corps

Comme tu es belle :
Un papillon interne
Inversé et craché en éclats
Du chaos océanique

Comme tu es belle :
Un refus céramique
En ta paume où mon cœur
Est un autre souvenir


... Après cela, il/je dit/s: Hâte que j'ai de retourner dehors...


mercredi 13 décembre 2006

Géo pardi et azimuts toastés des deux bords

Qu'écris-je? Écris-je ce que j'ai envie, ou écris-je ce que j'envie?

3h20: Mon ordinateur est un écran plastifié, cadrillé ; on dirait le masque d'Elvis.

Msn est une usine à quiproquos

Cela fait plusieurs semaines que personne n'existe.

Les fêtes sont proches, tout le reste bien entendu s'éloigne.

Les cornichons sucrés sont une drogue ineffable.

Vine is good, yea, vine is me friend in me heart, yea, vine.

Une révocation de la loi sur les mariages gais fut presque possible. Honte aux conservateurs, honte et souffrances pour leurs progénitures. C'est quoi la prochaine étape...? Avortement? La société en général est pas déjà assez avortée comme ça à cause du gouvernement actuel?

Réconciliations avec l'enfance: Fantasia 2000

Cet update est d'un ennui palpable... J'entends les sirènes dans la neige teindre de bleu et de rouge le peu de sens que fait la nuit en décembre. Un froid aussi présent ou absent que le silence qu'il procure. C'est loin, et c'est rouge, c'est bleu.

On enlève la répétition à la littérature et il ne reste plus rien. Ce paradoxe vous est présenté par Toys for them: Le plus grand magasin de surface pour les armes et les jeux en plastique. Masque d'Elvis... 16.54$

J'aime pas croiser des militaires dans une bibliothèque... Mais dix secondes plus tard, j'ai croisé un vieil homme qui m'a regardé et m'a parlé en criant comme le Pinguin dans les émissions de Batman bleu.

Msn est définitivement un Golem édenté, apatride, réducteur, zoumpazoumpazoumpa...etc...

J'ai vraiment passé 2 ans à étudier le cinéma? Le cinéquoi?

lundi 11 décembre 2006

La monnaie II (I'm only sleeping)

On dirait que je suis en plein voyage spirituel. Dommage que ce ne soit pas comme les deux fous dans "La voie lactée" de Bunuel... Car tout ce que je fais, on dirait que ce n'est que remises en question - quoique nouvelles cette fois-ci - et nuits blanches lustrées d'une laque de vieux blues digne du Fillmore East. On dirait aussi que le Fillmore East reprend vie dans mon lit, et cela seulement avec un livre en main. Je passe des heures sans pouvoir dormir à lire la Bible... Incapable de dormir la nuit, je peux passer des heures à décortiquer page après page ce poème immortel dont la complexité est hallucinante et ça, jusqu'à ce que mes yeux se ferment eux même comme un coma appaisant, au même moment que le soleil - voire la lumière des 7h - entre au-delà de mes rideaux.

Je ne vais pas ici faire un résumé ou parler des bons moments de la Bible, ce serait illusoire/morne/long.

J'allais m'endormir ce matin quand j'entendis un son venir du grenier. Vous devez tout d'abord savoir que notre vieux et très petit grenier est abandonné - laissé en victoire à Madame Poussière et Monsieur Sombre - depuis plusieurs années. Je me souviens quand j'étais très jeune d'avoir passé mes yeux quelques secondes dans l'ambrasure du plafond, et voir les ténèbres, les toiles d'araignées, le sang violet qui titubait comme un verni sans fin. Alors, ce son, il ne pouvait présager qu'une vie au-dessus de moi... Peur m'assaille. Je mets mes pantoufles de flanelle, et je fais crépiter mon plancher déjà trop bruyant sans mes projets de pas directionnels. Je me pose sous le cadre, et je regardai au plafond, le bruit a cessé depuis. J'attends comme un idiot le bec en l'air, les yeux vidés, la caroncule étirée. Un autre bruit me retire du songe.... "GOYAVE!!!" J'ai bien entendu ce mot... Quelqu'un dans mon grenier vient de "crier" ce mot. Je vais chercher un petit escabot, et je monte, montai-je, et j'ouvrai au passé simple le cadre du grenier. Je laisse un temps - pour m'assurer peut-être - puis je lance mes yeux dans la pénombre. Premier étonnement... Il y a une lumière au fond à droite. Je monte et je rampe, les toiles d'araignées me prennent par les reins.

Quand j'arrivai à l'orée de la lumière, je découvris quelqu'un. Une forme "humaine". Un lot de chair qui était en train d'enfanter un fruit de la colère et de l'absurdité chronique. Je l'appelai C***. Et je condamnai mon grenier définitivement.

Aujourd'hui, je me suis réveillé à 6h du matin. "L'aujourd'hui" de tout à l'heure était en fait hier. L'hier d'aujourd'hui. Nous sommes 6h53. Nous le sommes.

Mon chômage me fait encor faire de l'urticaire, de l'eczéma, de l'acné, etc. C'est une plaie d'El Chaddaï peut-être. Je prends du poids, je déprime, j'angoisse, je meurs dans un rire violet. C'est du sang solide qui me sort de l'oeil gauche. Du chrême.

6h57.

Je travaillerai bientôt, terre promise.
On fera des idôles.
On fera des lois.
On fera l'Acte... Quel qu'il puisse être...

7h pile...

vendredi 8 décembre 2006

Pleurer en écoutant RDS

Il y avait deux chasseurs habillés en kaki, en orange, avec des bottes de caoutchouc, qui, avec des armes à feu, faisaient feu sur un troupeau de chevreuils. Il était 1h34 - on va dire - du matin, et j'étais assis - méthode latine - sur mon lit avec quelques boutons de "channels" entre mes doigts. Rien ne bougeait, je ne boutonnais pas, le bourgeonnement ne se fait pas en décembre. Les deux chasseurs tiraient sur le troupeau d'orignaux - je sais que j'ai dit chevreuils... - et les chevreuils tombent, m'enfin quelques-uns, je crois, quelques-uns je crois, qu'ils tombent après les diables de coups de feu. Il y avait un chasseur qui tenait les bois de l'animal expiré - le cadre du caméraman ne franchissant pas les bois, s'arrêtant au panache du moment - et l'autre prenait des photos du moment. Le moment terminait, et ils ont échangé leur place, voilà, les places échangées et le moment recommence, l'autre prend les photographies pendant que l'autre joue avec les bois inertes.

Où es-tu Yogi? Hanna Barbara.... Hanna Barbara... Hanna.... Barb...ara...

Pourquoi laver un mur?

Tout d'abord, il faut se rendre compte que l'humidité et son équivalent poussière produisent ensemble au fil du temps de terribles ravages sur les parois d'une maison voire domicide. Alors, après plusieurs mois d'inactivité murale, vous vous rendez compte que les murs éprouvent la satisfaction de chérir avec vous sa robe blanche, une mousse des plus abrasives, dont la texture est d'ailleurs surprenante. Alors, voilà: surprise... Le joli bleu du départ est devenu un sombre ciel gris avec du duvet impénétrable. Tout ce qui est possible cet après-midi est Monsieur Niet, notre ami des placardés, le grand placardé chenu. Pourquoi laver un mur au monsieur Niet? .... errrr... parce que .... hum... ça sent bon le citron chauve.

Deuxième étape, procurez-vous de l'eau chaude. Je me suis rendu chez le voisin pour lui emprunter quelques litres. Je reviens avec ma chaudière. Je la pose, je prends un chiffon blanc au duvet celui-ci bien plus agréable, et je le trempe sans regarder dans la chaudière acculée au mur. Je me rends compte après quelques tentatives qu'il fait bien froid dehors ; l'eau gelée empêche généralement de laver les murs. Deuxième tentative, je vais voir mon voisin et lui donne la chaudière. Il me prête en échange un chalumeau. Je l'allume, et je fais fondre la glace sur mon portique. Je récupère, je l'empoche, je la déplace sur mon mur, j'y fous du Monsieur Niet. Quelques heures plus tard, le blanc maculé s'estompe. Je cris victoire. Le chalumeau tape des mains.

Troisième étape, videz le restant du monsieur Niet et de l'eau bullée dans un évier sale ou dans la toilette voire le bain si personne ne s'y trouve au même moment. Si vous avez la peau très sensible et que tout produit nettoyant et même simplement l'eau chaude vous fait du tort, trempez vos petites menottes dans l'eau glacée - ou juste crissez vous dans un banc de neige - jusqu'à ce que les irritations cessent. Ne pensez plus à rien, regardez votre mur et taper des mains vous aussi maintenant que la douleur n'est plus.

Je me sers un verre et un bâton de salami, j'ai terminé mon oeuvre, j'attends la famille Niet pour Noël, un Noël en avance, un Noël lundi prochain... Maudite fête qui veut plus rien dire...

mercredi 6 décembre 2006

La monnaie (Sun king)

J'ai mal à l'orteil gauche, le petit orteil gauche. Cette nouvelle fonctionnalité ne permet entre autres que d'avoir mal à la cheville ; cette manière dont je trouve à marcher maintenant, calvaire, c'est bien ridicule. Il neige encore aujourd'hui, s'en apercevoir est déjà une belle preuve que l'on peut ne pas sortir et avoir froid aux yeux.

Problème: S'endormir à 6h du matin et se réveiller à 11h de ce même matin.

Voici une chanson - possible en 3/4 - et ne chantez pas trop fort sur icelle :

I CAN’T PHONE YOU NOW

...Fmaj7....... Am ........ C.......... G
I stand like a prey with a tooth full of gin
.........F...................G [mute].......... Am
My hand feeds a ray and its sun is my grin
O lord if a prey is a victim of hate
Then hoard what you pray ‘cause love is my faith
.................001210
Oh love is my faith
.....................E..... E7
Oh Love is my faith


She stands like a dream, like a bird on a clerk
Extends, she’s a beam that swallows my smirk
I can’t phone you now, I don’t believe in rings
“Alone” is a word… (wow…) a word for anything
A word for anything
A word for anything

Refrain:
..........................Gm
I can’t phone you now
...........................B7
I can’t phone you now
..........................D..... Dm .... A
I can’t phone you now, now, now
.........................E
I can’t phone you now
.........................G G7 Am Am7 B7 E
I can’t phone you now

E A7 E Bm E7

I did you a cake, did three times in a row
Its lid is a lake where the lime is a tow
The tea is so green, it can call you from space
So where have you been? I try to keep up the pace
Try to keep up the pace
Try to keep up the pace


I stand like a prey, and Gin-bird inebriates
The wing is today, have you heard the wraiths?
My number’s a smile, not a grin, not a shame
I love her, you, I’ll… Take some gin with my fame
Take some gin with my fame
Take some gin with my fame


Refrain

Toile #3

Il repartit d'un trait après m'avoir laissé l'inachevé. Je n'en pouvais plus, je ne fis qu'avoir très faim et je mangeai pendant quarante jours. La pitance se nourrissait elle-même, les livres coulaient sur le sol, près du lit. Et cette nuit, j'oubliai le visage du jeune homme.

lundi 4 décembre 2006

Toile #2

Voici ce qui fut écrit sur la création du monde:

Parle-toi Majesté des douleurs éclatées
Dont le front sourira en des champs de lumières !
Déjà l’astre est un plomb dérivé des frontières
Qu’aucune âme encor n’eut saisi la fonte athée.

Vérité tu t’entends, tu te crées, c’est l’oubli,
Rien ne croit en un Dieu capable d’un tel crime
D’inventer l’idée chère : Espace ambrée, ô cime !
Une ombre élevée là comme un dos dans la lie.

Tu te bois, triste Vin ! Mais que de larmes rouges
Se parfilent en rang sur la toile des toiles !
Que peux faire la langue auscultée d’une étoile
Ivre sans vrai désir car désir ne se bouge ?

Le Désir, tu te vois et la Beauté miroite
De la chair magnifiée des sourires cousus,
Pullulant et Bonheur sont de sombres pendus
À la corde du rêve épanchée à ta droite.

Mais l’abstraction oblige en les termes trop lourds,
Dominant tout le ciel, tant de balles d’alcôve ;
Les axiomes félins se redressent, se lovent
Pour s’écraser soudain au premier mot : « Amour ».

Le chat d’agate épris de ce mot si fragile
Le cogne à cette ouate éparpillée, bien fraîche,
Et des sons courageux, et d’autres rythmes rêches
Se lancent à la course esquissée et agile.

Tu te joues, la Musique, et prenant instruments
Dans le cœur des couleurs comme pluies cristallines,
Tu découpes Foulée, les frontières félines
En d’avinés projets dont les corps sont Enfants.

Ils apprennent le rire et oublient la fatigue
En ne louant au temps qu’une ébauche d’un monde.
Trois chérubins baignées dans l’oreille qui gronde
Sous le marteau jaseur dont le coup est leur guide.

Enfant premier, Ophia ! Perle de la marine !
Dont les yeux se marient aux neiges si fondantes,
Tu trouveras l’amour au sein du dilettante
Submergé sans un bruit en la vague de Chine !

Enfant suivant, Toumè ! Gypse des terres brunes !
Ta chaleur opère à jamais les végétaux
Dont l’air devient vital à ton corps, sang et os ;
Tes mains tiennent l’Afrique, ses cyanosées lunes !

Et l’enfant final, Pronzch ! dont l’amour n’est visible,
Tu causeras la mort et le vertige étrange
À des bêtes, l’Humain, à des fautes, les Anges,
Et ton cœur est la note éperdue et sans cible.

[...]

Lorsque j’écris mon nom, j’ai l’impression de voir
Un autre que celui qui tiendrait cette plume
En offrande des Dieux, le marteau des enclumes,
De ce rythme infini que je cherche à avoir.

Lorsque j’écris ton nom, j’ai l’impression d’aimer
En un autre état d’être et ma vie semble naître
Même si mon corps est déjà né, je crois n’être
Que le vœu qui, jamais, semble être souhaité.

[...]


Toile #1

"Réagis!" Ah l'enfant vient me porter la chaîne. Quand je me coupai avec la chaîne de lettre, ce fut vraiment douloureux, comme avec du papier, une plaie rectiligne, mais sans plus, je ne pense qu'à cet enfant qui m'apporte la chaîne ; il sauta à la corde en venant me la tendre.

"Réagis si tu le peux, je te jure que cette corde portera ta descendance. Et je ne parle aucunement d'enfants comme moi mais bien de plaies vives sur ta peau vierge. Ta peur ne sera pas condamnée, elle te donnera une aile pour tourner vers l'eau puis vers la chaleur, tu auras l'épaule plus dure, plus sombre, zébrée d'un soleil comble". Quand il m'eut apporté le reste de son mouvement - de son jeu - et qu'icelui me disposa à un sourire terrible, je riai et je mangeai. Je pensai à une nouvelle foi, à une nouvelle écriture toute simple cette fois. Rien de bête, rien de vrai, juste une musique écrite avec les lèvres et cela pousse encor un peut partout.

"Réagis si tu le peux... etc... Mais ce que tu me construis est la création du monde... O Blake! O William! Il se retourne dans sa - il - tombe! " Et je pris plume et encre, les mots vinrent comme lui, lucernaire, diable de vent, ça souffle à la figure même en se retournant.

"Look up the number (you know my name)"

Résultat: J'ai les lèvres hérissées, le froid revient, et je suis bien près de la version 3.0 de mon cake au gunpowder. Je viens de me rendre compte - ben disons que c'est plus viral qu'avant - que je me connais pas, ou plus, ou dans tous les cas, c'est inconsidéral. hem...

Le martini rosso est la preuve que 16% d'alcool peut faire faire bien des choses envers l'amorphe d'un goût. Être altéré voire échaudé veut dire le moment EXACT où une boisson pauvre s'avère devenir vraiment délicieuse.

Résultat: Un groupe musical est non pas une micro-société mais un micro-dôme artistique, un hémisphère gauche du cerveau décuplé et en forme de V. Cinq outardes qui font du rock, ça monte au nez.

Pour les premières neiges de décembre:

Quel azur éparpille à chacun des tournants
Ta beauté de nougat en carreaux catogan ?
On rétrocédera une voix élancée
En joyau aplati sur mon cœur forlancé.

Il, à vos pieds, est là et rampant se consume
Pour voir ce qui se voit et humer ce qui s’hume.
Quand un cœur articule un étang de ta neige
Il retourne en décret, savourant son manège.

O décembre à la mode et d’où pousse lanterne !
Toi qui vieil étriqué peut paraître si terne !
Elle est là ta saison au chérir des témoins.

Mais décembre attendra car sa fête me berne ;
L’eau gelée est d’un rose aux lèvres des citernes
Et je marche en le cœur qui me semble un écrin.

samedi 2 décembre 2006

La langue d'Oc et sa faveur napolitaine

Oui, bonjour! N'est-ce pas merveilleux que cette information déjà nourrie et que cette propulsion vers la simplicité du Plein. Ce n'est plus la société du Rien, mais bien le continuum du Plein. Tout est plein. Vivent les manouches...

Oui, bonjour! Comme j'eus dit, c'est fort plaisant de blogger. C'est tout autant comme mettre sa main au four micro-ondes pendant quelques minutes.

Non, non, et renom, bonjour! Le plus important aujourd'hui est de perdre votre montre, trouvez votre temps ailleurs. Voilà. Je crois que l'écriture est une perte d'un temps déjà oublié et que seul l'oubli lui-même est en mesure de sourire à cette solitude, il est vraiment conscient voire témoin de "l'oeuvre" voire "l'âme" voire "l'homme" voire "l'ire"... Ire-moi...

Adieu! ça commence ... ICI.

Je me suis levé de mon éveil cette après-midi, au plein milieu de mon zénith de chômage agréé - ..able - et je me suis dit à moi-même: musiquE. Alors musiquE. Voilà c'est se taire le mieux. Let it flow. Et se convaincre des accents. Je me suis levé, plein d'un grand amour sincère dans le bas ventre et j'ai mangé du Plein et je me suis couché sur mon écran d'ordinateur. J'ai écouté de la musique, j'ai vu le verglas dehors sur mon arbre - ses branches sont rendues sur le sol et pourtant encore bien attachées aux branches mères... - l'arbre est mou devant ma maison.

La chanson de la journée: "Drunkship of lanterns" de The Mars Volta.
Je suis rendu à la mort d'Abraham et le récit d'Isaac dans la Bible.
Toujours à la première page du "Bleu du ciel" de Bataille.
Café noir pour nuit blanche
Si j'étais la fille dans l'annonce du Lait.... ishhh... cough cough drogue du viol cough cough...

Il est 2h51
2 décembre 2006
J'ai pas d'argent
Y'a comme des cuivres qui... ahh c'est Harmonium+Itunes

La seule infidélité que j'accepte est celle des miroirs
La queue d'une comète est probablement un excellent Narguillé
"I'm painting my room in a colourful way..."

Oui bonjour! La peur se distille peu à peu mais j'anticipe la grande échappée en filet ouvert... Et je crains non pas la mort mais bien une sexuali.... euhh... du thé avec votre poche?

Il est 2h56
2 décembre 2006
J'ai jamais vu le visage de David Lynch

Je passe un temps exagéré à faire le manouche d'un blogue à un autre... La toile internet est en terrain de me forcer la patte au détriment de ma langue. MON TRAVAIL EST AUTRE.

Bonne semaine heureux voyageurs du Plein