dimanche 30 décembre 2007

top 10

Meilleurs albums québécois:

1. Exit (Jean Leloup)
2. L'heptade (Harmonium)
3. Quatre saisons dans le désordre (Daniel Bélanger)
4. Québec Love (Robert Charlebois)
5. La patente (Daniel Boucher)
6. La forêt des mal-aimés (Pierre Lapointe)
7. Non stop (We are wolves)
8. Beau Dommage (Beau Dommage)
9. Aquanaute (Ariane Moffatt)
10. Concrete Igloo (Dandi Wind)

vendredi 28 décembre 2007

Édit

Je ne commencerai jamais aucun texte en te nommant, mon amour, ou jugeant avec envol de ma capacité lyrique. Le seul encol, le seul pli qui sortira de cette bouche amenuie sera le voyage d'une étoile éteinte, pour cause d'enlèvement. Ce kidnapping héréditaire qui, dans ma vie, m'eut été des rigoles sans valeur, des passions sans voiture, tout un lac assoifé d'éclairs naturels.

Ne te commençant, la bougie sur le nez, m'éternuant le doute au champ d'elle, poivrant l'horizon de potages sans soupçon de vérité, tu délieras la langue de mon texte, sans réponse, vers l'angoisse du non-dit.

Belles amours sans passion!
O mes mères fortuites!
Que s'évapore, que se condamne
Mes rites réalistes, ma peur d'utopie!
Et le sang sous l'aile roule en sueur
Comme on boit l'amertume: Avec la langue du désir.

Nous pouvons l'avouer avec l'oeuvre ateinte, le poëte animé n'est que l'arme sans tranchant d'une bataille déjà passée. Les tourments sont difficiles à vivre mais si simples à cacher, propulsés en coups de masse vers le rayon unique d'un soleil avoisinant. Et l'on parle, et l'on parle, sans écrire, songeant que le soliloque physique avec la chair de l'autre est un massage essentiel, qu'il bénit la morosité de la solitude. Mais le flanc des femmes n'est pas seulement qu'un bain pour les oiseaux alcooliques ; il est aussi le cercle ouvert, métallique, s'encombrant d'une eau bénite, d'un miroir pour le sexe, et pour le visage de la honte.

N'est heureux que le sot
Qui ne baigne son désir
Qu'au flanc des vanités savoureuses.

C'est par contre inexact que je renie l'apréciation de ta chair. Cela propose en mes temporalités l'acceptation de mon autisme avantageux: Tout poëte est autiste, n'est que femme pour juger de ce mensonge.

Et l'on songe, l'on songe, en démense, au résultat des hasards de l'amour. Quel est ce rôle dialogal qui insiste tant à repenser? L'histoire est écrite, réécrite, l'on vient et revient entre nos cris... Mais tout est oublié lorsque le nouveau gémissement engorge la mémoire. l'histoire de la honte, l'histoire de mon corps ne s'écrira jamais. Elle s'est effacée d'oreste en plongeant queqlues instants dans ton sein.

Et je songe, et je songe
En démense
À respecter ce corps sans écriture
Ne s'armant qeu d'un glaive trop en vie
S'amenant d'impossible.

Ce dédale est subtil, évidemment, ça ne se chante, ça ne se chausse, ça ne fait que s'épuiser. Alors je penserai à t'ajouter quelques véraisons sentimentales à ce texte massacré. Des feuilles de vignes, des gousses de miel, du timbre de clef, chaque saison pour un membre valgus. Que désires-tu? Des bombes d'amitié? Je fournirais des guerres d'amour, de longues siestes chaudes à ton coeur délectable ; en gestes si lents, le temps finirait par croire que je veux te faire fondre les cheveux en faïence précieuse... Caressés, ta nuque, tes pieds, la lippe, la cuisse dextre, celle qui crépite aux cloches de la nuit. Glauque épave que ton corps, un navire de chair gloussant son bois d'oeuvre, ses fourrures sauvages, ses matelots balbutiant:

"Hécatombe ! Hécatombe !
Deux amours ! Deux amours !
Abordage à bord d'âge !"

Si tu n'est pas contente, si l'aspect grec de la danse, de l'hexamètre ne te conduit qu'en déroute, eh bien, je fermerai l'encre en portes de pluie. Les valves en épitre, n'ayant pu s'engendrer que les briques liquides de mon fleuve déréel. Que valse le refus, le refus dis-je aussi piètre que l'égo ou l'orgueil. Écrasant ton m'Égo au cendrier de mon oeil, je ne cesse de voir les cendres du désir, s'attisant entre elles, se nargant de la moralité. Que veux-tu?

"Je t'aime ou tu m'allumes?"
Les fièvres que nous lumes
À l'aisselle du pardon
N'est qu'un globe partiel:
Une demi sphère qui s'ellipse
Sans crier gare.

Tout ça casse, ne s'est cassé, continue à mentir par le torse en cristal. Je te vois de travers, par dessus l'esplanade: C'est l'horizon aviné, trahi, je te veux, galbe! Mais je te veux, port! Arrime à moi l'étendue de ta gêne envers l'humanité, que nus philosophions sexuellement au livre nommé "Lit".

Quatrième de couverture, torticoli, mon oreiller se prend pour Coeur-de-Lion. Son pourpoint sur ma joue: "Je veux en mourir de cette érosion". Troisième de couverture, encor le doute, la citation de l'auteur qui propose l'émoi purpurin, équestre, alambique marin qui gonfle en silence, la peur, la phrase sempiternelle. Qu'osai-je? Le mal? Le corps? L'envie?

La solitude est un brin de folie nécessaire
Chez le maître du silence
Qu'il encaisse un peu d'aisance
De ce délire sans son
Pour en résumer l'acte
À la masse éperdue, florilège.

Deuxième de couverture, nous achevons d'inventer, la routine s'éveille, la tasse de notre suc commun perd sentence, le fracas de la surprise roussie l'aurore de tes cheveux. Lorsque je serai rendu au point d'existence où gratter ma tête ne sera pas le résultat d'une question autodidacte, je t'acheterai des fleurs et du sucre, pour nourrir les réponses qui sont si simples: J'aime t'aimer en première de couverture.

mardi 18 décembre 2007

Top 10

Nouvelle rubrique inutile. Aujourd'hui, mes dix chansons d'amour préférées (au fait, la liste change à chaque jour) ...

1. I will (The Beatles)
2. Voilà (Jean Leloup)
3. Les deux printemps (Daniel Bélanger)
4. Unchained melody (Percy Sledge)
5. Embrasse-les tous (Georges Brassens)
6. Little girl (Death from above)
7. Doux (Gilles Vigneault)
8. Symptom of the universe (Black Sabbath)
9. Without love (Tom Jones)
10. Tu es jolie (Charles Trenet)


[...]


2h51: L'odeur du café comme ta gorge, deux princes de l'éveil qui excitent mon ennui.

lundi 10 décembre 2007

Démarche de la tête vers le 450

La seule envie qu’il eut au moment de sortir de l’immeuble était d’entasser deux lunettes fumées sur ses yeux flétris. Toute la nuit fut hors de prix, et son regard ne pouvait se rendre au pas de la porte. Il chercha quelques instants à l’intérieur de son capot pour les dignes lunettes mais ne trouva que monnaie usagée, gant unique, clefs. Alors, sans montre, ne sachant l’heure que sur la lumière qui zigzaguait sur les escaliers des flocons d’une tempête infinie, il régla sa marche comme un œil qui ne cligne pas, visant les marches du froid avec l’instinct du chasseur de véhicule. Ne portant aucun nom, que la danse mémorielle qui soufflait dans son cou, ou qui vérifiait son cœur tel un organe émérite ; de plus, ce cœur qui venait d’arrimer aux anges d’un palais de plâtre, que les ailes tremblaient sans avertir, il venait d’ores d’arriver d’un vol gothique ; mais pourquoi ne pas penser ? Pourquoi freiner l’élan du cœur ? Serais-ce en somme un dogme du refus global que son pays intérieur redoutait ? Les femmes en général qui d’ailleurs ne lui conçurent jamais aucune gloire d’indépendance voire de paysage, d’urne aux multiples choix. Les femmes de sa vie n’étant que des feutres sur les yeux, et de ce fait, il regagnait avec des yeux nouveaux le métro en étant lumière sans la neige, qu’un escalier sans le flocon unique, qu’un véhicule nouvelliste aux urnes de la surprise affective.

Assis ou plié sur un banc du wagon, sa réflexion fortuite, inaccessible, encrée comme crache le monde sous-marin sous les coques, il touchait ses tempes, puis ses bottes, ses tempes, ses bottes, ses clefs, et sans avertir, échappa ses yeux vers l’arrière, regardant son souvenir comme une fenêtre ou une chanson sans voix : la harpe clairsemait le visage de Madame Trois-étoiles, chaque note en canon ou en arbre bûchant ou tonnant la tempe gauche d’éclats de plâtre, blanchissant son linge mental pour fournir aux nu de la pensée des couleurs délavées, impressionnistes, de la beauté rincée, collée de farine et d’eau de puits. Les mains caressant une peau infinie, les labeurs du voyage en métro dérogeaient ne semblaient que de vaines escapades, les gens que des témoins de l’énigme. Que pensez-vous ? La vie surprend comme un cœur est une poulie : Retient ou relâche… Mais ne remonte jamais. Voilà justement le travail de son sourire, de ces dents d’émail, de ces quadrilatères en colliers qui claquent mi-précieusement, et lorsque sa lippe épuise un dernier baiser, l’on voit comment l’hiver peut ne pas se sentir.

Il resta consterné, plein d’espoir, au sein de Longueuil, fumant son cigare, déportant de ses lèvres la remémoration veloutée de ses lèvres à elle. La harpe en bouche, le désir profond de goûter à nouveau aux transgressions qu’une athée peut bien vouloir fournir sans s’en rendre vraiment compte.

dimanche 2 décembre 2007

Rien en novembre

Malgré le néant qui lit ces lignes et le manque flagrant de sentiment exutoire à écrire sur ce blogue, je n'ai pas l'envie de m'en défaire. Comme si le partage de quelques songes dans un "parfois" pouvait subvenir au dessein de l'existence de ce portail.

11h04: Lapsus MSNesque d'aujourd'hui: "ahhh ton sourire éternet"

Quitté-j'ai mon emploi dans un bond éthylique, et, ou ; de ce fait, d'ores, j'employai ce contraste prolétaire comme un long questionnement de trois mois. Comme disait Félix, pour tuer un homme, nous n'avons qu'à lui enlever son travail. Mais pour tuer un esprit, ou plutôt enivrer sa vacuité, n'est-ce pas un moyen parfait que de lui enchaîner une routine? Routine qui d'ailleurs est dépendante du chaînon manquant de notre société, ce point hirsute dans un cou sans ombre qui s'illustre aux arbres avec la scie émaillée: Mère Argent... Voilà à peine deux jours sans travail et je scande aux révolutions, aux anarchies.

11h08: bon.. calmons-nous. Je crois avoir une certaine maturité nouvelle pour exprimer l'obligation qui m'habite à devoir trouver un emploi dans un temps raisonnable. Mais ne puis-je pas, sans devoir subir l'ire des autres, contempler une certaine liesse de mon chômage amaurose?

J'ai fait des pâtes. Cela fut juste et bon. Adieu Père Eau, je ne veux que les contes de Mère l'Oie ; jalousie de l'oeuf, pénétration des sauces, et si je puis m'exprimer sans rien comprendre aux machines sans mains, le trois minutes d'avertissement mélangé aux guitares de Leloup et de cette eau bouillante, salée, miroitant mon sourire iconoclaste, je devrais surement passer mon oreille en pâte Fil-o....

mardi 30 octobre 2007

Retour et pseudo vérités

J'ai écrit quelques mots à la plume aujourd'hui et je me suis rendu compte à quel point les muscles de ma main droite étaient perclus. Le temps fait bien les choses, il condamne l'inopportun ; comme il condamne l'essence du bon parlé, comme il peut condamner le simple plaisir d'une chose rendue vaine. L'on dirait que je passe en ce moment des temps mémoriaux à simplement dédier l'ombre des vies à danser, cleuber, fournir un peu d'alcool, un peu de volutes cancérigènes et un peu de musique à ma gloire membrée du sombre, du nombre impair, de la foire aux services interpersonnels ; c'est, j'en crois l'atteinte, un bien pour un bien, le mal étant une perfection futile pour les instants futurs.

Les vérités, ce sont des silences admis, ce sont du "lagging" de la bouche, le non contrôle d'omissions. J'ai assisté au cancellement d'un film au cinéma, j'ai assisté à l'extraction d'une femme à mon travail, j'ai assisté à une danse à 10$, j'ai assisté au mixing de mon frère, j'ai assisté au retour du grand capricorne barby, j'ai assisté aux jalousies, j'ai assisté à l'assistance, aux salles d'attente dans le coeur sans foi, dans le coeur mangé, dans le coeur désamoureux, puis dans le coeur s'étiolant vers des rêves qui tardent, sans vouloir vraiment plonger les lèvres au filtre incandescent.

10h50: Un voyage au Mexique? Un appartement au printemps dans le Grand Morial? Quitter mon emploi? Mon Longueuil Natal? Le bouton qui pousse sous mes cheveux comme l'amour de l'argent n'est peut-être d'un roi de fiel entiché de vertige, d'une explosion sans témoin, que seule cette âme inverse peut dissocier de la mort capilaire, celle qui se jète en foisons sur les rives d'un octobre agonisant? Les questions et les projets, les amours et les travaux, La honte et la grâce... Tout pour plaire en ce monde qui a peur.

Mon coeur qui lag
Comme un écran
S'élague
Et sans cran
Fait son bruit musical
Aux oreilles du fourneau
O coquilles!
O infante!
Calissée en douces fentes
Oiseau, cou rouge, quille!
J'essaye l'amour, j'essaye la peur
J'éprouve la même odyssée

mardi 2 octobre 2007

le langage des truies

Bon... Premièrement, je voudrais tous vous souhaiter la bienvenue dans cette violère, on y trouve de grandes chaises, des b(a)ureaux, etc. Ne cherchez pas les oiseaux par contre, ils écrivent aussi mal que moi. Je ne vais rien vous apprendre aujourd'hui... Je ne vais rien en faire pour vous instruire, vous émouvoir ou vous faire faire de l'insomnie rocambolesque. Plutôt, je vais réécrire avec aucun ton le mirage de mon passé, je vais vomir un peu de l'acidité de l'après-travail, et nous allons, en choeur, vomir à souhait toute la musique monétaire ; pourquoi allons nous acheter tant? La consommation est naturelle chez l'homme: le vin, la truie, le boire, le boire, tout est déjà là au berceau, bien avant musiques ou fontaines, peintures ou charades.

6h43: "Excuse-moi mon amour" et on oublie de faire la vaisselle à deux...

Il entendit le vacarme des plats dans l'eau savonneuse et pensa tout d'un coup à chercher sa glotte, chercher des mots, prendre le courage de lire le livre en poussière, d'établir les toiles d'aragne, descendre en ninja sur le fil du laconisme... J'ai peur qu'elle glisse, qu'elle faillle, qu'elle maladise... Les glissements de terrain, c'est bon pour les jachères, mais ça termine aussi des lacs.

6h46: Découpons maintenant ce blogue comme des abats. Les gens nous chockent pour des shows, pour des évènements, on comprend, on assume, on dit "vague". Puis, on se répète, et on y va seul. On a peur de rencontrer quelqu'un d'autre qui dit "vague" aussi. J'aurais voulu l'inviter elle... Et j,aurais voulu l'inviter lui, cet apostrophe qui tombe après le J mangeur d'opihomme.

SPM? J'ai besoin de fringues en plus...

samedi 22 septembre 2007

Excess is not rebellion, you're drinking what they're selling

9h47: Quelqu'un ma remémoré récemment à quel point je me suis fait donner un coup de pied au cul dans la dernière année... Un de ces coups de pied en cap bottés d'amitié, qui résume l'intersection où les feux rouges et verts font passer les moments prévilégiés, ceux que l'on perd parfois en regardant comme un flic, ou en partant trop tôt de la soirée, en buvant le verre qui fait l'arôme de l'envie, et/ou l'arôme du déchaînement. On peut se déchaîner dans le coma mais... humm... Les chaînes font moins de bruit, ça ne fait pas fuir les oiseaux, le vol sous les feux ne sont que des ombres d'arrestation.

Je veux me trouver de beaux pantalons blancs, de gentils souliers noirs, un visage qui se boit, de la barbe qui se mange avec les crocs, du dancefloor pour emporter dans un sac de papier fluo.

Je sens déjà que le Canadiens de Mtl va s'écrouler comme une tour bleu blanc rouge. Je sais que le hockey, c'est pas Babylone, mais Gainey est aussi souriant qu'un croyant sous le poids du dieu Vengeur. Et... errr... 10$ pour un verre de Molson, j'aime mieux avoir foi en les cleubs irlandais!

9h55: I miss your disney'ed eyes.

9h56: Bientôt 9h57. Le saphir ce soir. Ça sent le sarcophage, ça sent le VIPerson, ça sent bon les cerises sans queue, celle à qui on chante du Peaches avec les lèvres, travaillant sur les genoux, reculant seulement sur l'ombre du coeur, laissant le jeu pamoiser.

Nouveau mix Bambochien x4

Le coup de pied au cul, c'est du cowbell, c'est des claps synthétiques, c'est dire "ça va?" dix fois dans une soirée. C'Est l'automne et il fait chaud comme un four à convention, le sac de papier commence à cramer, ça shlingue comme l'art de respirer. Les ponts sont déjà fermés dans mes yeux, j'ai tout vu, venez visiter le musée... C'est déjà l'hiver et ça neige en cadres électroniques. Qu'est-ce que ce portrait?... hein? nope... Je crois pas. On se rappelle.. Dès que je réussirai à écrire de quoi qui se tient et qui se perd pas comme un Phil d'...arie-anne. errrr....

10h04: Je me suis senti comme un loup à la tête de squelette jeudi soir, les organes propulsés, les instincts anormalisés, bestial, déconcentré de chaque côté, puis.. sur l'avant. Clapant d'overdose. Désolé encor... j'étais trop près.


lundi 17 septembre 2007

Eye make-up remover

F
Ouuuuuhou
G
Now that you’re gone
C
I sing
F
Ouuuuuhou
G
Those kind of songs
Am
The mellow ones

F open
I talk to someone
C G
I hope it is you
F open
I danced with someone
C G
That came from the blue


She said….
Dm G7 Am E
“Let’s meet again in another life”
She said….
Well babe
Dm
This life’s another life
G7
This life’s another life
Am E

E
The devil’s got two horns
Mendacity and conceit
A
If a man in the city can get you out of your feet
E
I can be your lover, I can be the seventh born


Oh yeah I touched a place
That music could not reach
We gunned the lights on the floor, bulbs of people could bleach
Our souls fired kisses while the bodies enlaced

CHORUS;
D A E
Someday girl
Someday baby
G D
When you’ll hear of love
E
You’ll hear of me…


Lips can smoke, what about your tongue?
She has a souvenir
The weed is caught in the rain, your friend is gone and I hear
A time that has stopped, tonite their ain’t nothing wrong

A nemesis with wheels
I’ll always hate this taxi
Who has hooked the pleasure out and out of ma vie
Remember me and I’ll remember you, this was for me something so real

CHORUS;

samedi 15 septembre 2007

ok... les foufounes électroniques prise 1

J'avais eu nombreux commentaires désastreux à propos des foufs... La crowd vraiment moche et juvénile à certaines soirées, l'alcool trop cher pour la qualité - Molson Ex, reine de Babylone -, les sets rock-métal-hiphop trop vargeux, trop dépensifs... Puis, le 14 septembre, date mémorable dans vos cahiers de mathématiques sociales, Dj Cherry Cola est venu comme le fils sauvé des eaux amener sa pagaille électronique et son beat coup-de-fusil pour une crowd plus qu'intéressante. Avec la New shit, quelques ombres de We are wolves, et le phénomène Trop banane, cette soirée fut total magique.

3h25: Parfois, le raccroc humain provoque d'entrechoquer les anges, ça sent l'aile mouillée, ça perle de partout... c'est extatique... littéralement. Puis, les lianes dansent, la symbiose ne se cesse... Puis après la soirée, les taxis trop perlés d'un jaune isabelle ramène la folie de la vie hors de portée, pour toujours, juste comme la pluie débute une ascension vers le bas. On dirait qu'à ce moment, elle vous pousse les épaule comme des clous de bruissements, c'est d'être en pluie sans être mouillé. Voir l'horizon se réveiller malgré l'averse et les ténèbres du ciel.

3h29: Je ne sais pas comment je vais mais: Automn de Paolo Nutini (3h30 en fait).

Sans provoquer de détails - trop efficaces pour l'écriture j'en conviens... Mais je ne me sens pas dans le désir d'efficacité aujourd'hui - ma première "prise" aux Foufs, et ce déployement de la géographie de cette place non placide, m'enveloppe d'un songe sans songe, celui qui fait se rappeler les premières fois... Toute sa vie.




mercredi 12 septembre 2007

Canned Heat

J'arrive au travail, j'enfile mon uniforme laboratorien, je viole de chaleur cet exacto encor endormi, la flamme danse sans s'en rendre compte.

"You know this boogie is for real"

7h26 ce matin, je sors de la maison et j'enfile un cigarillo près de la lippe encor endormie. J'allume malgré les vents contraires, le ipod se balance aux hanches de l'oubli. Les lunettes aviateur font marque sous le ciel comblé de nuages ; la pluie qui d'ailleurs fait patience combat les possibilités du soleil. J'arrive comme à l'habitude vers 7h51 près de la porte d'entrée. J'enfile le code avec un doigt encor endormi. Nombre de chiffres sans valeur, j'exècre cet endroit par instants, par souvenirs, par fantômes d'affections.

"Now dance my blues away"

Je tapoche de l'encre pendant des heures, les petits sabots bleu et rouge ne parviennent pas à égailler l'aigreur et/ou le sel... l'édachou. J'ai peur de vendredi. Je redoute son prénom. Ce remplacement des cadres. Ce faux remplacement des rires volontaires. Malgré tout, je ris - de pierre jaune - avec les collègues, malgré l'aphasie de ce dépatrié de coeur prolétaire, je parviens à discuter de zeffirelli... La journée est moyennement gagnée. L'acrylique ne se condamne pas toute seule sous la pression graisseuse et glauque et l'on doit cesser la parole, parvenir à réunir plusieurs membres supérieurs au déclanchements de l'amaurose étude du mouvement sans grâce... Le mouvement répété... Qui ne fait que tâche et non tache. Je voudrais tacher le travail de ton sourire, lui donner des dents, de vrais morphés ludiques. Casser de la guitare sur l'aragne des penchants.

Le trou est loin, la journée finie. Le vent est trop fort. Les cigarillos se fulminent avec détachement. Des cordes de cancer qui s'attachent en vain sur l'enregistrement de la colère. J'ai peine à croire à pouvoir continuer à travailler dans cette boîte de souvenirs... La sympathie peut-elle être un défaut??

13h et c'est la sonnerie. Je vais prendre un lunch qui calmera mes envies de tueries flexogènes... On me croit triste mais je suis colàre... Avec un fol "c". Quand la braise assume la maladie de l'homme, et que l'on croit fumer pour les autres, on se voit fumer de l'eau, et se noyer dans un amour cancérigène. Que c'est beau que cette lecture du Sens... Maître ometteur! Je veux te revoir... Comme la caroncule électronique, on se verra boogiller sur de l'antithèse en vertu de la vie! Celle qui prononce la soirée et l'attente.

La tuerie du rendez-vous.

L'attente des yeux.

Je m'ennuie de toi - l'autre.

dimanche 9 septembre 2007

Belle infante

Regorgé, tout ce ciel opère aux astres d’où
La lumière des nuits n’appartient qu’à ce doux
Aparté vénusien, cette voix, ce rire ambre.
Quelques mois passèrent, l’on dirait des années,
À contempler la rive écoulant, écoulée,
Des musiques de chair aux recoins de ces chambres.

Car en portes fermées, chaque rire prévient
La dormance au vallon cloîtrée, et d’air en vin,
Se saoule un cœur épris du lettrage, et du songe.
Il boira dans l’attente et boira du goulot
Que la cane invisible, bruissant quelques grelots,
Confère à l’ombre creuse : Et la passion s’éponge !

Aux lacs, rivières, tire et succombe, à ce lac
Plonge un œil réservé pour ces houles qu’attaque
Un témoin sans la manche dont les bras peinturlurent.
Crucifié ce sourire et saignant et prospère,
Il amasse un atout qui chez l’homme se perd :
O joie fastidieuse ! Oh ! Que vos beautés se lurent !

Concluant sous le baume évincé des échasses
Que les géants d’en haut voient ce qui ne se chasse,
Je coure aux pas d’un rose, je coure au bas des fentes.
Que se casse la toile et que couleur paraisse ;
Je n’ai jamais vu d’or fondre au fer de Paresse
D’où jamais je nierai votre beauté d’infante !

samedi 8 septembre 2007

Colàre prise d'oeufs

Déjà septembre, et on dirait qu'à mesure que ce blogue combat l'inertie ou la mort subite, à mesure que l'on pourrait le qualifier de témoin pastoral. Si le monde est toujours quoique peu impressionniste, alors le blogue est une toile de Monet, et la lumière en sont les mains tapageuses. Clavarder, c'est de parler aux bottes de foin, trouver quelques phrases clef, et faciliter l'aiguille mérite. Je suis las des phrases courtes, blogales... Je veux reconstruire une lenteur verte et grise, quelque chose qui s'écrit sans s'effacer, sans recommencer le manège, et qui pourrait recommencer à provoquer de la prose env(b)iant(eus)e.

Stupides zoïles: Cronenberg il rocke.

Je me suis couché vendredi soir dans une colère affreuse, pour plusieurs raisons stupides - le sentiment l'est, pourquoi pas les raisons... Je me suis couché dans des furies plutôt bédéesques mais qui pouvaient rembobiner l'odeur des oreilles, étreindre en même temps la chaleur passible, le mouvement muet ; je pouvais être un autre - chose fatigante - dans les secondes du désastre, ne penser au sommeil tout en me blasant les yeux.

11h21: Je dois retourner à l'école. L'envie... Dans tous les sens du terme. Je dois aussi me trouver un appart, m'acheter une guitare électrique. Tout ça coûte bien cher... Aide-moi Dieu Pécule!

dimanche 2 septembre 2007

I fucking love Neon

On aurait pu synthétiser l'hypothèse que ma chemise avait été immergée dans un seau d'eau: Après 3h de danse autant frénétique que lascive, je sortis du show de Mstrkrft - à la SAT - pour me rendre compte que je venais d'assister à du génie musical, de l'art musical. Je dois l'avouer cette fois, ce happening, ce booth mixing, ce "wasted youth", c'était une voix aussi poétique que sexy, de la modulation artistique à un point chambranlant ; tout le corps a pu - malgré certaines retenues et mini déceptions comme pour Street Justice trop cleub - s'interposer dans un cercle générateur d'ambiances névrotiques, de houles de corps, d'effluves gaspillées, de sourires fiévreux, bref... I fucking love Neon... Et JFK a de cette présence indestructible. Une moustache humectée de Jack Daniels qui se franchissait un pont de lumière jusqu'au fond de la salle.

J'aurais freaké complètement si j'avais entendu ça en plus:

Le remix de Got love to kill (Juliette and the licks)
Le remix de Little girl (Death from Above)
Le remix de Monster Hospital (Metric)
Et THE LOOKS dammit!!!!


dimanche 26 août 2007

La monnaie XI (Eight days a week)

Avant que le mois d'août finisse - mois qui selon l'Aka des mies française ne se prononce plus avec un "t" ni comme un chat... - je vais tenter une jolie monnaie à trois faces. J'ai peur de la reine d'Angleterre, elle me foue les jetons de bingo, elle me rend les rêves moins mouillés, elle me fait des arbres quelques plantations sans feuilles bleues ni blanches. On doit prendre une pelle et enterrer la monnaie. Voilà... Enterrons tous les sous nickelisés dans des trous blets. Et le papier, on le roule, et on fume sa figure jusqu'à ce qu'on divague l'indépendance neuronique.

5h13: "Give me one reason" avec Amandine qui s'accroche sur une chaise. J'oublie des mots, je me rends également compte que je perds le peu de faconde que je possédais... La lecture est d'avancement... Propice, guérite, cablée. Mais la putain de biblio est fermée aujourd'hui....!!! Sainte Apoline.

Chérie, je te ferais pour de l'amour couler la lune dans de l'alginate. Je prendrais ses empreintes, ses cratères, et coulerais de la pierre en fusion dans ce moule gélatineux. Paresse: trouver la per'''sonne.

5h17: Depuis le mois d'octobre que je n'ai pas changé les cordes d'Amandine. Elle commence à m'en vouloir malgré un son vétuste qui peut être appréciable. Envie immanquable: reine Nylon. Pour l'instant, les hommes se contentent de reines de bronze, on verra sans doute sous les feux, aux intersections, des gens de nylon passer, le E chord balancé comme un sac plein de monnaies internationales.

Chérie, qui que tu sois, inconnue de l'eau, inconnue des souvenirs, saut de peur, l'amante du sucre, du fluore, des petites bêtes qui ne montent qu'au dos des intruments, chérie.... C'est de prendre un repas en ta compagnie que de ne penser aux viandes. C'est de regarder par une fenêtre pour n'avoir envie de colmater les brèches. Que l'insecte abonde, que l'insecte fasse jouir les feux poilus de la jambe Nylonnée, que tout chante sans s'en rendre compte. Qu'on parle des femmes et qu'il n'en soit que deux.

5h22: La semaine passe tellement vite que le délire du weekend frappe à l'huis de la dormance. Je veux revoir le fuckin' kid et pousser des archets sur sa pomme de dent. On croquera du dancefloor dans les rêves de semaine, on frappera la crowd monnétaire par l'étylisme de nos propos jambinaires.

Et... Chérie, tu me le demande simplement... Et je te fumerais la lune.

samedi 25 août 2007

QU'WHAAAAT?

Nous sommes déjà le 25 août, les cours ont repris pour nos amis scolateux, le temps refroidi comme si Zéphyr se balançait aux cordes de l'automne, on se croirait entre deux, c'est le cas. Tout commence à changer, les vêtements, les couleurs, les odeurs, la musique aussi. Les modes passent en disant des salutations, ça marche comme un grain de riz près d'une bouilloire galvanisée.

6h23: Matin, je fume dehors, ça fait trois heures que je suis réveillé. Je me suis endormi beaucoup trop tôt hier, l'aphasie du travail qui est corollaire au besoin d'argent. Quel plaisir d'avoir cet argent en poches quand mes poches dorment au gaz... Fumant, je vois les volutes se tisser dans la calme pluie aurorale, ça fait des toiles de sang gris, et ça me fait voir des toiles d'araignée proche de mes cheveux. Les fils sont si près de mes yeux que je suis incapable de faire un focus décent entre iceux et les arbres plantés dans la ligne d'horizon. Fumant encor, je m'assoie, je prends ma guitare, je rapièce quelques morceaux, je tente de joindre le passé avec les spasmes du futur. Je toussote. Ça sent le "welch"...

8h27: Séc'rire. Et je sens de nouveau le besoin de lire. Lire. Et "rouvrir", ça se dit, joyeusement.

Nous sommes déjà le 25 août, l'été achève comme un gâteau près des lippes ombragées, près de la faim familiale ; il achève comme une comparaison sur des lentilles de soie, le focus dans la patte, les 30 nouveaux bands dans la semaine, la jolie femme qui emballe des colis. Imprime-moi un Dicom sur le coeur.

8h33: ahh j'oubliais: mon nouveau sarreau est déjà taché de grande graisse noire... hem!m!m... L'idée de faire des taches uniformément m'est passée par le cou, mais mon boss n'apprécierait pas trop. "Léopard, léopaaaard".. ehhehe.

dimanche 19 août 2007

"Skinhead girl"

Y'en a plusieurs qui diront que la dépression est un fléau comme on attrape la rage, comme un chien qui vous japperait du sang entre les côtes ; le mal n'est simplement pas patho ou viral, c'est pas du punk, c'est pas des mèches, et c'est pas la scientologie qui va remédier aux questions que l'Homme se pose dans le jour comme la nuit. Mais je commence à voir des trucs différents, dont les réponses futiles deviennent des mésaventures enivrantes. Me rendre compte qu'à chaque jour, au travail, je sépare dans ma tasse mes mélanges de monomère en trois parties égales en en faisant des signes de "peace". Que fumer un cigarillos aux framboises en écoutant du vieux Woody Allen, c'est vraiment la névRose délectable. Que la fille - que je n'aime mais pour qui je craque dans un mystère mystérieux - vient de se faire percer la langue, portant une perle où miroite mes désirs valseurs, muets, muants, tômés, snatcheurs.

2H22: Devenue blonde.

Un nouveau sarreau j'eus la possibilité de me faire payer. Il est tout blanc, il a de grandes poches secrètes, il est bien ajusté, il sent encor la fée des dents. En recherche d'affections musicales choquantes. On passe devant le cégep en ayant peur du croisement des arbres. Envier les retournailleurs scolastique. C'est pas facile se couper les cheveux, surtout en arrière de la tête.

2h26: Faites moi un jeu de maux: Avec blonde et... whateven, forget Hit.

Perdre le contact, c'est comme regarder la lune en ne pensant qu'au soleil. Et envier les enculés qui ont du matos d'enregistrement! Fuck, I sing better than thou! I play guitar better than thou! Fuck you... i hate you... bro.


mardi 14 août 2007

Ne pas commencer un discours sur...

... Le fait irrémé-diable des listes enrageantes desquelles font partie Rolling Stone Magazine, Ch4nnel, Time, ou bien Q. Le fait vraiment substantionnellement "dans l'cul" de placer Oasis au dessus des Beatles, ou bien Guns and roses en 9e sur une liste de 100, ou bien ne pas inclure de Pink floyd dans une liste des impacts musicaux au courant du siècle. Si le courant ne passe pas, n'allume pas ta plume, et que la chandelle de dieu Watt t'entorche en d'horribles escarres fumigéniques.

5h57: Commencer le "wurk" à 7h du matin, et finir à 17h... Cette semaine sera le fruit de l'impatience. Dieu Chienn'saw, coupe moi les vivres!

Nouvelle escrime culinaire = Baba Ganouj + Retailles d'hosties + Cognac.

Ne pas commencer un discours sur une capitale. Les villes trop imposantes, les lettres trop devant les points. J'ai mal aux doigts, etc, etc, escarres en pierre jaune comme on casse le mouvement.

mercredi 8 août 2007

Un jour de con, j'ai

Comme il n'y avait pas assez de boulot à mon... boulot, on m'a "obligé" à l'arrêt forcé pour une journée. Pour conclure: Du ménage, du déplacement de meubles dans ma chambre, beaucoup de Prince et de Chromeo, visite fortuite au bureau d'info touristique de Longueuil - où les zèbres disparaissent, à ce qu'on raconte -, et petit début de remise en forme... Hum, ehhh(r). Mouin, disons que je tentai de recommencer un peu le jogging, chose qui fut abrupte pour ma cheville encor sinusitée d'une entorse archaïque, mes molets généreux en muscles ravalés par le temps, mes hanches franchement sourdes. Quelques minutes à courir, quelques minutes à marcher, j'avais l'impression que mon exercice était le vol d'une mouche près d'un... hum.. comment on appelle ça? Un tue-mouche électrique. Entk, j'ai le revers de la cheville en brioche. Mais les légumes goûtent la vie. Vive le rose, et le dandy lapin.

9h45: Uffie sur mes genoux, et j'ai commencé à fumer le tabac... Bon dieu de seigneur... Quels vices me trancheras-tu encor de ton glaive amoureux?

100%

J'écoutais hier soir "The freewheelin' Bob Dylan" - j'ai reçu l'album par la poste le même jour que j'ai revu Vanilla Sky... Y'a de ces surprises! - et j'étais couché sur un semblant de lit, le ventilateur cyclope - il n'y a plus qu'une seule lumière qui fonctionne dessus - m'affichant et réverbérant des rayons de fièvre jaune. Masters of war commence, j'ai un bras perclus qui s'affiche comme un poignard défait en trois sur ma figure, les yeux entrebaillés comme des jalousies précuites ; les rayons faisaient des vagues d'UFOs aux stores de l'esprit trop ouvert. Il fait chaud... Nope... Froid/frette.

Après quelques minutes, je me mets à séant, je force la giration sur le semblant de lit de l'ensemble de mon personnel corporel, faisant dos au mur rimbaldien. Je commence à dessiner des traits qui viennent d'eux mêmes, le feutre est si lisse qu'il propose en effet de l'automatisme - charmant - et j'aurais fort apprécié, en y pensant à ce moment, pouvoir commencer à écrire comme je dessinais. Cela voyageait de toutes les couleurs, le cahier me prêtant des excuses, les feuilles se tournaient d'elles mêmes, au fil du son, tout se chamarrait en de parfaites silouhettes de sens. Puis, je finis par dessiner sur ma main - le bon vieux L.O.V.E. mais également des trucs incohérents, des spires vertes - igineuses - puis jusqu'au coude on déplorait le manque de talent artistique. Tout flottait, "ça flotte mec".

1h46: Noyade, ou bain avec trop de mousse. Veste bleu nuit avec étoile blanche, trop de jour.

L'écriture se détache et le fruit s'en mêle, tourbillonne en automate frustré. Je cris dis-je, je cris avec un cri-yon. Je cris avec une plum(e). Le fruit ne parvient par contre à aucune réponse digne du jus de L'imagination, mais de quelques questions frugales. Ai-je peur de l'art - du mien - ? Je renis ou m'enveloppe d'un déni aussi fort qu'un fromage pastel, qu'une lunette dans les cheveux d'une païenne en paillettes.

1h50: Ce toupet rouge est aussi wasserfallien que la profession du doute.

'tis
Chrum'

dimanche 5 août 2007

Disqueuh

La dépense est folle, femelle, bouillon. Comme une mie près d'houleux oignons, de pelures gâchées, d'Immeubles-rencontres en nature morte. Puis, avec la poste, les déplacements, les kiosques, les trop jolies femmes qui offrent des échantillons de bière, serveuses, vendeuses, caissières... On ne peut qu'acheter. Les albums s'empilent comme des fontaines plastifiées, lançant de rares épreuves musicales qu'au moment où j'en ai le temps, ou le véritable intérêt. Cela s'empile, comme on épile des jambes de ciel, et comme on pile des patates douces. Disqueuhhh, ferme animenteuse. Puis la dépense, ce sont des auspices romain(e)s. De curieux billets de spectacles inventés dans des poubelles tout autant plastifiées. Puis, acheter des fringues, une montagne de fringues, pour bâtir un empire de foutisme inconsolant... On ne sort pas ce soir, le linge nous parle de rayures et d'alcool éclipsé, de tranches de lime au miroir d'un ongle, de cheveux tendrement coupés, de mèches qui s'accrochent au déplacement de l'humidité, puis de montagne de cheveux, plastifiés, fluo, rêveurs. J'aimerais écrire avec de l'argent. J'ai de l'argent... Et... l'écriture s'absente en montagnes-cuillers, desserts flambés aux langues d'aspic. Retour au folk ou abandon chéri de Mère Électro'.

12h39: Tofu spread is good in the bed

jeudi 2 août 2007

boogie man

Et nous admirerons l’audace des éboueurs du haut du mur, du haut de la tige, menant les sacs d’objets comme des landes de chair au dépôt de toi.

Dans ce laboratoire, chacun possède son moteur et sa cage. Chacun s’occupe de fraiser de petits croissants d’acrylique et dont tout copeau devient une neige aux propriétés olfactives sans nom. Lorsque je vois ces tempêtes blanches remplir les cages plastifiées, et les photos d’enfants décorer le fond de ces boites, je ne peux que penser à un nouveau genre de boule de neige musicale.

Je crois t’aimer et cet amour propose à ce Moi déjanté quelques allures, rebrousse-poil, l’atoll et l’attente.

Le rôle d’Astarté joint le clan des artifices, ou plutôt d’ordre chimérique, le doigt dévisagé dégorge du bout de l’ongle une Vénus poissonneuse. J’ai oublié d’écrire pendant des jours, des mois, désenchantement.

dimanche 29 juillet 2007

La monnaie X (I saw her standing there)

"[...] yet"

Le problème principal de l'ouverture d'esprit est quand on sort d'un show avec un mal de tête potentiel. C'est de craquer sous l'expension de la débilité ; à force d'accepter l'espérence du "bon", du "vouloir que" ou de la "qualité potable" d'un évènement artistique, floral, whatever... ça devient possible, et même quasi probable que le goût n'est plus, et que seul l'argile coruscant qui se dégage des yeux forme un dôme implacable à l'ineptie des moeurs. Le grand dieu Flat parcourt quelques lippes névralgiques, lippes qui d'ailleurs soulèvent le don malformé, pamphlétaire, du trajet "rave", du one-way désastre, et des femmes qui te marche sur le pied et que toute réponse s'avère: "pourquoi t'existes devant moi?".

7h35: Choco et océan pacifique / je voudrais mettre mon coeur dans une prise USB comme on branche un ipod. Faites-moi une playlist du coeur.

7h53: Je n'ai rien à dire, rien n'est marqué. Tentative élaborée dernièrement d'une nouvelle ébauche prosodique... nada. Tout ce qui fusille dans l'âme, ou dans le dos, c'est de voir celui d'une autre trop près, et plus, parsemés, cheveux dont le teint réduit l'espace aux danses fiévreuses. Centimètre par centimètre, cela provoque d'autres sémaphores au cou, je regarde vers la droite, je veux regarder vers la droite, échanger la place de mon cou, de mon train, de mon train. Mon train de beauté au thune...elle... Gage. R-a. `

7h58: `





lundi 23 juillet 2007

Madam Moonrow and all lesser veggies

I feel like i do and i do what that flares but the flare doesn't show what shows, babe

And the care that cares loss bares the loss of my dreams your dream's not a fuss, fuss the care no one seems to care about anymore

'Bout you, you are sweet like the death of my own, own infant fantasizing the truth of beauty

I'm a smile, smile of fake, fake you! motherchill is thorned in a rainbow gun

Gone the windy Wendy powdered thy nosed paperwork i'm dancin' alone

Balloon feast the feet helium circus cause i'm cursed between you and I

Die is love, love is life, life between two lovers in leather portraits, fortunes, rythm, babe

Work on a tooth, tooth is filled of oil oiling horses in a souvenir, venir to Toi, tortoise, dentist

List some of hearts, hearts being pushed in rains of sun, some shall fall, wired moons, rushing apes in shapes of hypes… “Yo’rent my type”

Die is love, love is life, life between two lovers

Babewired thru drinks of unknown natures, nature's colors.

Le voeu jeté… ahhh…



Am / C / G
...
Dm / Am / E
...
A / xx2120 / xx0213 / xx0210 / xx0435 /C / B7 / Em / E7

jeudi 19 juillet 2007

Popcorn, larmes salées, champlures de terre, remixx

Ce sont de belles et moins belles vacances qui se sont amorcées depuis vendredi passé ; je dois dire que les vacances - ou la vacance - pour moi est souvent auspice nourricier, de rien foutisme global, de promiscuité du rôle solitant. C'est un peu comme si je passais une nuit entière à écrire, et que ce résultat plumé est le résultat de ce qui s'étire, et qui perdure, comme du goudron entre les dents, c'est de croquer au pétale sans nom, et je grince trop des dents pour parler de famille ou de concept d'amitié, de voyage (b)arbant, de majuscules au dieu Mou-choir. Ce sont de belles et moins belles vacances qui se sont amorcées depuis vendredi passé:

Un Vieux-Québec que je n'eusse pensé pouvoir concevoir dans des rêveries d'enfant sans décence. Se flatter le coeur à chaque serveuse entichée d'un costume d'é-pocke. - "It's the beat" -. Commencer à sentir la première goutte de pluie près de la statue de Jeanne d'Arc, des plaines aux escarres de Brahms. Lire le rôle d'une fleur sur un carton - "À cause des garçons" -. Jemepeur. Jememoi-re. Ce sont des vacances quand tout le monde travaille, frapper sur les jalousies un front suitant, le sang entre les mains d'un Lévesque en bronze - "Isle of her" -. Le temps passe, je n'écris rien alors rien n'étire plus que cela doit. Le temps passôte, initiative de me raser quelques poils trop sensoriels et le menton exige des volets sur la terre remixée. Les roches dansent aux rythmes frénétiques, on lapide les "cleubs" de nos poignets trop en vie, de vos seins dressant des pluies indépendantes, de leurs fesses qui se séparent comme un Québec céruléen - "take it slow, take it easy on me" -.

6'7''

28min44sec

9h37

Discutons d'abord, avant de parler de quoi que ce soit hum'sanitairement, du "pin-up-op art-". Trop facile de simplement dire que "offense" ou "facilité". Abberant de dire: "félicité... ou félicitations". humm errr. Je dirais tout de bord: "guerre de corps" puis "parc de muse ment". Du montage sempiternel sur pages glacées, des montagnes de chairs trop exquises, du noir qui se perd sur des "pluies indépendantes", des bas khôlant aux angles des genoux fessant de leurs rivières perlées d'odieuses beautés fâcheuses, criantes, mélo, rares poussées d'un passé glacé ; ça se tourne les pages comme on doit dans un crâne, sans rire, mais avec atour et préméditation - "The insect iiiiis safe in her aaaaarrrms" -. Endroit public, dérange, pas à pas, cornet de sens à trois houles. Discutons d'abord, avant de parler de quoi que ce soit des choix artistiques proposées par le sens artistique de nos confrères si haut placés. Bien évidemment, on ne peut que les remercier de choisir ce type d'archétype plutôt que de rachitiques dévidées marquées du fer séculier, modalité, lampion-magazine, vaches limpides aux taches - fausse encre! Mais c'est si facile de ne pas réciter un discours avec logique, pour ou bien ne pas réciter son opinion ou en fait réciter avec honte la peur d'un dévoilement, icelui dévoilant l'hymen de la main, le mot féminin déchiré entre voyelles et consonnes. L'oeil de la caméra m'est finalement le don d'un homme, d'un voyeur qui lorgne le temps qui file sur la peau des femmes, et je déteste écrire ce qui doit l'être, alors toute cette futilité qui me permet de passer mes vacances au rang du jeudi 21h50, n'est en fait qu'une jalousie - devant fenêtre - prête à s'ouvrir aux pluies indépendantes, et revoir cette mie concassée aux risques de la musique, aux flashs des garçons, aux tempérées sinueuses, les voyages sans vacance, aux clowns sous l'orage électrique, le grand échassier près des meules, à l'obélisque sans Wolfe, nuit-couleur! Jemeperd, femmerobejet, crimefoi, vacancejesymptomhantise.

mercredi 11 juillet 2007

Mercury tears

J'adore le lait au chocolat affreusement dilué par les nuages de lait. J'adoooore regarder les gens danser, et boire du lait au chocolat. Surtout boire du lait au chocolat en mangeant des effectifs sucrés, des encas, de l'oka, des tartes au froment, et discuter sensiblement de la dernière pluie de juillet. Il fait si beau, O juin réceptacle! J'adoooore regarder les gens danser, sous la pluie, j'ai des lunettes de pluie, évidemment.

J'adore exécrer mon antagoniste, jeune antagoniste de 17 ans, trop peureux des giboulées sonores. "Oui je t'aime moi aussi, bye". Bye, mouais. =-= wasserfalls blonds =-0-= I created disco. Je te donnerais des poings américains, de la gencive fromentée, fort menthées, fard m'en dépourvu. Je veux du khol. Reclus au sein de ce wasserfall, l'oeil de la jeune femme ne puis que déserter la base de l'arbre, la graine épuisée que l'eau fut jaillir en de parfaites géométries. Exécrables phrases... Je fais pas ça du verbe. Phrases - "oui je t'aime moi aussi, bye". Témoin. T'es moins que rien. Toute la chute chuta en un chahut touchant, léchant et happant l'attaché case du diable aux bobines 35 mm. Un nègre aux babines 35 mm. Je veux fumer du cubain. On est tous acculés au grand négrier, vaisseau salé d'une trempe évasive. Et ce témoignage n'en est pas un raciste, mais humaniste: c'est d'abord représenter l'idéologie de la frappe puis la peur du froment. La flamme est trop chaude mais quand passe les gens, les portes s'ouvrent sur le vent frénétique. Malgré l'ouverture du gaz, la bluette n'est qu'un autre instrument de musique, de musique à vent. Souffle sur ta flamme et la musique, la musique, la musique s'éveille. Cola.

Se déplacer et assister à un spectacle étant seul... Ce n'est pas la joie la plus joyeuse, devrais-je dire, c'est souvent razoir. Mais parfois, l'artisant s'invente une dose assez volubile et franc cassante pour méditer l'avenue de la "solitude ensemble" pendant un bon moment. Ce qui fut nouveau est de danser seul, vraiment seul, avec tout le monde, puis avec personne. First time her collarbone tripped over my shoelaces. Fier des robots roseurs, fils tempérés, danseurs narcotiques! Fier des ongles courts coursant aux routes d'un mouvement féodal, dandys persévérants, collants fushia! Fier des absences de mémoire, du lait au chocolat répendu sur les coeurs en cage, ô chapeaux sur les O! Fier des vacances familiables, familles nucléaires, bombes schizo! Fier de la gêne, L'absence de, trouver refuge au dénouement de la poésie, danseurs wasserfalleux! J'ai de l'écume blonde sur mes pieuvres de sang, j'ai de la bouche onéreuse sur des lacs d'absence, des mouroirs en collage, de la tuile guerrière, de la jalousie en alginate. Second time her collarbone tripped over my shoelaces.... . ... . . And I feel okay.


samedi 7 juillet 2007

D.A.N.C.E.

Voilà un an - même voire quelques mois - je n'aurais jamais pu penser m'occtroyer avec autant de faveurs la chance immense de danser, et tout le bien-être que cela apporte à l'âme. Avant, je ne pouvais même pas imaginer l'idée saugrenue de présenter mon corps à un mouvement autre que la marche, le sommeil, le pérystaltisme. On pourrait commencer ici une étude de la danse et des clubs, mais.... ouf, paresse. Mais je pense simplement ajouter que voir des bas-collants roses, des foulards noirs, du néon lascif, et de l'alcool tiède danser sous des rythmes électros... ça vaut certaines chandelles zigzaguantes.

Du funk de chambre, du playdoh sexy, avoir une dent de scie contre quelqu'un, découvrir quatre marqueurs noirs dans une boîte absente, réécrire les mêmes axiomes, ludiquement apprendre que mon antagoniste a seulement 17 ans... Je fais pas de verbe dans mes phrases... Je fais de verb!



samedi 30 juin 2007

Le 30 juillet..euh.. juin 2007 mai... 1987 entk

Le temps passe de manière non évidente parfois. Nous sommmes presque rendus à la fête saugrenue du Canada - convenant de mon statut - et je n'ai pas vu le mois de juin passer. De plus, je n'ai évidemment pas conceptualisé concrètement l'été brandir ses feux sur moi, même si je le sens depuis quelques semaines. C'est souvent la même chose, je ressens l'amaurose sans vraiment son étude, ou la nappe quadrillée qui en permet le goût et la démarche. Tout ceci pour en venir au point que, first, j'ai peur d'être seul malgré mon désattachement constant de l'humanité, thirst, je suis une lavette capricorne ; je pourrais jamais me faire tatouer mon "love" sur les jointures sénestres; mon "bis" entre les dextres.

mardi 26 juin 2007

Humm uffin

Bon... Parlons-en de la fameuse St-Jean:

1. J'exècr(ai) de passer devant la pub de Labbatt Bleue - "24" -. C'est évidemment un axiome que les bons alcoolophages attendent le prétexte de la St-Jean pour se bourrer la fraise du délicieux humectant houblonique. Mais, quoi que j'endosse le principe - non seulement fêtard, mais général de l'éthylisme, je n'aime pas que le discours voire le fondement même de ce jour soit déçu, calomnié, abandonné par des hordes de poutines camp en forme de soldats. Nous aimons manger, nous aimons parler - ben... entk - nous aimons danser sous la musique du monde québécois et d'ailleurs, etc, etc. Une fête est là pour ça, mais le soulignement n'est plus empyreumique, ce n'est qu'un empire de perdition, de rois sans corne, de rouge sans blanc, et les lignes d'horizon ne sont que des soleils raccourcis dans une bague de ciel.

2. Je n'ai rien contre les Plaines, la booze, le weed, les gitans giteux du parlement dénommé. Je n'ai rien contre le trip du retour aux sources - "où tout à commencé" - mais je suis d'accord également sur l'inaction ou le symbole un peu chenu que l'on déploie sur les étendards de la fête nationale québécoise. Est-il mieux de fêter le Québec en dansant sur du Mstrkrft ou avec les maudits Cowboys fringants à St-Hubert? Vous voulez de la bonne musique francophone du vrai Ici? Putain, réécouter donc un peu de Vigneault, de Charlebois, de Leclerc, de Dubois, etc... C'est bien "rassembler les masses", mais à un certain point, peut-on passer au real deal? Fuck canada.

3. J'avoue ne pas être un bon québécois. Je ne suis pas un déserteur, loin de là. Et je peux sûrement donner des leçons sur l'importance de l'indépendance de notre langue, notre art, notre force vitale et froncière, notre passion historique. Je pourrais dire par contre que j'ai passé effectivement la soirée du 24 à écouter de l'électro et du dance dans un club à montréal. Je ne suis pas un anarchiste, je n'aime pas les manifestations - saufs celles romantiques, mais la politique est loin à présent d'être comme icelle. Je suis un mauvais québécois parce que ma faconde est ridiculeusement tacite ; un vrai québécois est un gueulard, c'est de la flanelle sur les rapides en générescence, c'est du bois comme un oeil, et des jambes comme des palais, c'est du front comme les fauves, c'est de foncer comme un lys sous les ponts de l'inconnu profitable. Je ne suis pas un bon québécois parce que je ne suis pas un bon humain. Mais la St-Jean, c'est jean Baptiste, c'est aussi la tête dans l'eau, l'oraison aquifère qui, sans dominer l'astre bleu et blanc, reste un abstrait vengeur des lignes rouges ; l'horizon est empli de mots vides, mais l'horizon est empli de capsules-luminaires. On débouche la nation à coups de Cowboys Fringants. Et je m'acharne sur la force des masses... Quelle est la nation sans la force des masses?

4. L'intelligence, la brillance, l'inquiétant retrait de l'individu face à sa société, la pendaison d'un verbe, la passion bernée. Penser trop, au Québec, penser trop au, Québec. Ça finira par un Q... O synthétiseur des masses bleues et blanches!

5. Finalement, je n'ai rien dit ; aucune conclusion évidente, mais aucune hypothèse de cette fête manquée. Nous parlâmes de "déception", nous parlâmes d'enjeux, mais nous parlâmes d'insectes sans éclat, la coquille dans la main, le jus répendu, c'est le repas des valeurs, et c'est l'évidente temporalité du "laisser passer" pour la paresse du stationnaire gouvernement de l'être: individu VS fleurs. Des drogues, scalpers, alcools à fric, pub Éon, lys ithyphallique. J'ai des colères plus petites que ma passion de la langue, et c'est pourquoi mon anarchie n'est point à la mesure de cette évidence: "Ton sein plein d'Abraham".

lundi 18 juin 2007

La monnaie IX (Maxwell's silver hammer)

J'ai pu enfin trouver accompagnation pour contempler l'oeuvre de Disney au musée des Beaux-arts de Montréal - vision ouverte jusqu'au 23 juin. Cette vision était, ma foi, splendide, candide, éparse, mais contemplative, chamarrée sur l'oeil général de l'enfance constante qui titubait un peu partout sur le grand tapis rouge, lui aussi décrit partout dans les salles ; c'était véritablement un moment extatique, voire une croisière de la vestale espérance, des mouvements colorés, de la vie après la vie, c'est l'éternel séjour dans la mémoire du fantastique-folklorique. Tout ça pour dire qu'entendre une jeune femme chanter le "happy unbirthday to you - to me?" est un moment des plus agréables.

5h54: Il reste une fin de rosé, une fin de blanc... Je commence par quelle fin?

J'ai ressenti un choc des moins communs aujourd'hui: on dirait que la névralgie peut s'avérer incroyablement tempérée quand, dans l'eau chaude, des gants trempés, se saupoudrent de coups de maillet navrant. On casse la pierre jaune, on se sort le flex de l'acalmie concave. Je me patch le coeur avec du yellow-wet stone. Et mes doigts se gaillardisent en constance de frappe.

5h57: Dear prudence, reprise par Siouxsie and the Banshees. "Beatles and shit", -nous- devons faire ce show de covers un jour. Qu'importe le prix de l'apparat, et surtout, intimemment, le prix du duo. "Look around round round round round".

Je reviens au musée, il fait beau, en regardant les immeubles étrangés, on finit par changer de cap - jeu de la queue de poisson à pieds - et de laisser son sac dans un vestiaire - "donation volontaire" - ... - ;) - hummm - cough - look around round round - ....... .. . . ... . - j'ai les poches volontairement vides. Et si je dis que je thème avant longtemps, je me botte les fesses à coup de maillet. Bordel de Zeus, C'est quoi cet accoutrement?? Tu travailles ici aussi? Depuis quand?? Damn... Ce projet littéraire postmoderne est ma foi ingénieux - équipe de six? - ok... ben... Converse bleus, bretelles roses, ceinture blanche = Village des valeurs.

6h02: Je vais t'en faire du postmodernisme.. Et son visage, ce n'est point de l'abstraction, c'est du sourire en canonball, c'est de la fille à canon qui te fait aimer les coups de marteau, les levées de tête, c'est de réécouter la même danse.. errr... thème... fuck.

dimanche 17 juin 2007

Madrigaux pour une coquille évolutive

I

Déjà j’eus pris le plus bel horizon
Pour un beau crime ;
Mais le voir en vos yeux comme en prison,
Violettes cimes !
Violets croisés
D’où jamais j’aperçus tant d’attitude,
D’où l’on ne parviendrait pas à tirer
De l’altitude
La moindre larme mais tout une épître…
Parhélie mauve,
O yeux de fauve :
Voyez comme il luit ! autant je suis pitre !

II

Adieu l’eau rose, adieu morose onde
Et adieu mon silence et bonjour
Ô Faconde !
Que j’exploite en le chrême apposé,
Tout un noir sur votre ongle, un séjour,
J’ai osé !
Un repas :
Votre pied et mon cœur, deux trépas…

III

Il ne mérite en rien cet étonnant suffrage
Qui se dépose en perle et l’on parle de rages :
Déposée, vous grondez ; il ne comprend l’éclair
Entrechoqué, syrinx, sans voix je désespère
À penser… Vous donnez le pas de votre cœur
Au rigide éclat des faveurs,
Stupide état d’impatience :
Et votre « ami » n’est qu’un autre sot sans conscience.

IV

Sur la grève de Camisole,
Près de l’aréole
Que femme isole,
Une grenouille épanche.

V

Si j’étais un chat
Que vous m’aimeriez !
Si j’étais un chat
Et que… – vous riez ! –
J’étendais mes cris
En des bulles creuses,
Ririez vous ? – je ris ! –.
Vous voir heureuse,
Je veux vous voir et
Vous sentir, moirés
Sont les gestes courts
Rebus, je boirai
Ce déréel jour
Comme si demain
Au creux de ma main
Le vœu jeté… ah!
Vos hanches Shisha !
Je suis même un chat
Pour que vous m’aimiez !

VI

Malgré l’or illégal
De ce doux madrigal
J’éteins enfin mon nom sur la page éclose,
J’étends en vain, les yeux clos comme une rose
Que dessine un don
Et tout un faux-bourdon
Dans votre âme un peu plus vieille, et vielle, et belle !
Je veux connaître un peu de vos fleurs rebelles !

Publi-sac

Voilà une citation venant d'une brochure éparse saupoudrée dans les landes d'un publi-sac trop fréquent: "Alors que vous pensez que ça ne peut aller mieux, essayez le vin." Woah, je suis toujours surpris par les sous-entendus possibles de notre chère langue française et de nos compatriotes brochuriers. Quoi qu'il en soit, je suis bien d'accord...

mercredi 6 juin 2007

L.B.L.

Je faisais le tri des nouveaux cas échéants avant de partir de la job, et j'ai lu ceci sur une des prescriptions ; c'est retranscrit tel quel et prenez soin de vous souvenir que l'on parle ici d'une note professionnelle d'un dentiste - voire d'une commande:

"Flex plaque occlusiale thermoplastique du haut pour bruxisme SVP. Faites assez épais car vous avez fait ce cas mai 2006 ET puis la plaque est cassée en deux. La patiente a échappé l'autre partie dans un égout. Nous espérons de bénéficier un certain rabais sur le nouveau. Merci".

AHAHAH

dimanche 3 juin 2007

Uconneries et déviations de la loi du plus fort

Voilà deux jours, j'entamai quelques exercices pour agrémenter ma mémoire, mes desseins, et également mes éclairs de crâne ; quelques cadavres exquis avec des mots-aimants, une liste-plan de ce que je dois atteindre en tant qu'humain dans les prochaines années, etc. Tout ceci pour finalement me rendre compte que des mots épars sur un frigo et une liste de frustrations quant à mon impossibilité d'avoir du plaisir dans la vie, me chasse doucement sur la pente, et le lot des glissements de terrain, de l'avènement colère. J'ai véritablement peur de m'engager dans un duel avec mon meilleur ami, même en estocades. J'ai peur de fournir une amitié à quelqu'un qui me trouble encor sentimentairement. Je meurs d'absence-plaisir, toute cette force déployée pour n'atteindre que quelques silences prononcés. Je suis presqu'invertébré de la bouche, comme un fossile sur la langue, dislexique du coeur, j'entâme des toupets de discussion en me foulant les gencives, je saigne du sens, je pleure du vide, et je ris vraiment très... mal. Finalement, crier, ou rien entendre, acouphène, j'ai l'héliotrope dans le guichet Desjardins, les billets s'entrevolent en ailes de chair, de la peau verte et ambrée, pourquoi toute cette inutilité de cris silencieux? Bein.. errr... hein? waf.

Fondu comme de l'or, mon déplacement - velouté pour certains, avec des claquements aux vagues des Knack - j'ai mal aux jambes, aux chevilles, au pont Jacques Cartier. J'ai mal au regard Saphir, je trouble des dents, ça se déchausse en amou-colè-r-e. C'est comme une marque sur un flanc blanc, c'est déjà sortir sans prévenir, c'est l'excuse, puis le coup de menton, la ceinture, James Brown. C'est du medley d'amour, du remix d'aventureuse exclamation presqu'en giboulée. C'est croquer dans des dés de Jager en poussant des cris en forme de train va-peur. "Trop de monde, je me vois pas dans le miroir". Tout pour conclure que de la tartinade au tofu sur des pains Hot-dog pas cuits est un médianoche ineffable.

C'est qui ce blondard?? Je sors l'Épée. Je sors le menton. Je sors le kil. Je sors sans prévenir. C'est s'enfuir d'où on vient. Sacredent, j'atteindrai pas plus long.

lundi 21 mai 2007

J'eus dit, Thirst day

Quand la première fois j'introduisis ce terme - mage - au cours de citations pré-encyclopédiques aux lignes bleuées, entrelignes d'aventures solitaires, je ne pensais jamais revenir au plus pur des propos: "Mage dans image" etc, etc, parlant d'Odilon ou autre animal cendré, banquise, foison, sonique, je suis palpablement trop jeune pour parler de ces mages mais je finirai bien ma phrase dans son noeud croulant et sous, et croulant et saoul vomissant, vrombe! Ainsi je lui parlai d'un sujet dont je ne me rappelle aucunement les propos pour cause de cette introduction maladivement longuasse. Bref, je finirai par dire à ce mage dommagé que mon discours était aride - évidemment - et que ce discours trissé aux nids de l'espérance était aussi loyal que lucide... M'enfin, l'on tente des baignées que la noyage n'échappe.

ahh et en passant, je remarquai vendredi passé que mon sang mélangé à de la pierre jaune très fine en fait un chrome orangé. Fascination.

mardi 15 mai 2007

Le vert de la médaille

Elle monta devant Élisée, les seins soutenus par des bandages gris. Lorsqu'elle ne fut plus qu'aveugle, absente de sa mort, et récurente de l'évènement Chaleur, Élisée éternua ; comme on éternue des champignons, comme on, des soldats, éternue ; cela marcha trop longuement avec du fracas à fendre les hautes plaines: "Bullet".

O mère Électro !
Que tu m'affectes, las
Je plonge au matelas
Pour récupérer gales
Flagrantes peaux, régal
Que tu m'affect' trop
O mère Électro!

Avec la pluie s'orage une puissante ombelle, la louche des seins gris, la plastification, pacification, un rire sans jambe qui marche sans mal au pays des plaines hautes.

mercredi 9 mai 2007

La monnaie VIII (Yellow Submarine)

Je sais plus trop quoi penser. Je me demande en ce moment si je dois continuer à évoluer comme humain selon sa charte ou bien bifurquer vers le monstre assoifé d'inanition. Je me demande si je dois cesser l'alcool ou bien recommencer l'exercice avec Facteur Avili. Je me demande si je dois conduire mes instincts étrangés et sans diurne borne vers leur paroxisme, malgré toute contradiction des répercussions normales du monde contemplé. Je finis par me demander si écire ces lignes sous l'efffffet d'un complet rosé à 7$ représente quelconque contemplation du changement. C'est, encor une fois, la mince ligne rouge entre la pitié volontaire - voire le chiard hirsute - et la vraie merde intemporelle du poète déféqué ; je finirai par croire au centre noir, provocation de nocturnes damnées ; vampiriques égloques aux interrogations de la faute admise.

6h51: Soulwax... Et toi... Tu es simplement trop beau en fluo.

Je recommençai aussi ma drogue du Tetris, empli cette fois-ci de l'électro et du pop mi-ensoleillé - ou plutot d'un parhélie navrant... Le fameux pop qui trimbale l'adolescence des sens. Je reviens du travail, un mercredi, après avoir trimbalé moi-même mon pied navré toute la journée. Je commençai par rendre aimable ma torsion musculaire, voire ma plaie, voire mon leg d'entorse, au travers du lab en vitesse mi-lumière. Je devinai assez vite que travailler assis, malgré l'absence de mouvement, finissait par me rendre dommageable: On ne peut que finir par trop bouger, penser que la joie d'emprunter le rôle de Santé, soudain libéré de la conscience, nous emmènerait vers la béatitude... Erreur de peau.

6h55: "Arrête de tourner autour de la peau" ou "Archaïsme, sarcome monopolaire! Lancée du poing américain au point de la phrase aveugle".. Et aussi que Ladytron est un guide ébaubifiant vers le luxe de dame Tetris.

Applaudissements.. Je rêve soudain d'embrasser une vie sociale rubanée ; cette divine oration ne venant je suppose que de l'entremêle pédestre. "Vous êtes par contre bien jolie dans un sarro,.. errrr un sareau, un sarreau, ro, rerrrrr, un o... sa.. dis-je". Et disons que 30% seulement du lab mérite une attention particulière, autre part de mes longues litanies prolétaires - et nécessaires à mon bon emploi - je dois dire que cette tribu lorgneuse, sacrante, fâcheuse, consternante, n'est qu'un autre écueil vers l'émancipation des sens. Ne conscentrons donc nos idées que sur Dame Musique ; dernière églogue de ce début de soirée rosé.

7h03: Je voudrais terriblement vous revoir, allez à votre rencontre parisienne. Participation active de l'Être, acalmie, cessance du rôle maudit ; je rêve de cesser le texte égloguite, je rêve de parcourir une romance sans la craindre, ou plutôt recommencer une pure idylle... L'art me manque...

samedi 5 mai 2007

Handy Cap

Vendredi passé, je descendais de grands sacs de Dicom par l'escalier: nous avons même une petite passerelle - ou rampe - pour glisser avec aise les sacs d'un bout à l'autre du domaine vertical. Dans ma fatigue exsangue due aux 400 cas que je venais d'emballer et à la semaine vraiment trop longue à aboutir, je me suis rendu compte de la force de l'esprit sur le corps. Le pire est qu'au milieux des marches, je me mets à dire tranquillement en ma tête: "Il faudrait pas que je tombe dans l'escalier avec ce sac"... hem... boum.

En fait, je suis pas vraiment tombé, j'eus le réflexe mutant, ma jambe s'enjambant en un mouvement hirsute, pour ne pas me casser la gueule. Ce que je croyais n'être qu'une vaine escapade dans les marches est devenue samedi en soirée une affliction calvéreuse. Dimanche: urgences... Peine à marcher, je me rends pour plus de quatre heures d'attente pour finalement me faire dire que j'ai une entorse légère qui nécessite quand même une semaine d'arrêt de travail. Alors... Une semaine sans pouvoir vraiment marcher - mon père m'a fabriqué une béquille avec un bout de bois et un "bout d'tuyo" collé, la première chose que j'ai apprise était de ne pas renverser le "bout d'tuyo" vers moi, car en effet j'ai reçu nombres de gouttes de colle sur moi pendant les premiers jours - et pendant une semaine sans pouvoir marcher, on regarde des bons films qu'on a enregistrés sans avoir le temps de regarder depuis un an, on découvre plus de 30 bands différents, on capote sur l'électro-dance-pop avec un pied enflé et les tempes emprises d'advil et d'eau fraîche, on lit la bible et on fait des projets de dizaines d'auteurs prometteurs, on fait carrément de la phototaxie à contempler les phases du soleil déambuler par les fenêtres graisseuses, intemporelles.

Je comprends - très peu mais bon... la sympathie s'engendre avec les expériences - ce qu'un handicapé peut ressentir comme occasionnelle frustration, surtout pour un blessé néophyte. La perception des tâches habituelles devient tout à fait différente, ça fluctue avec l'impatience du "besoin", et la demande du corps, l'oligopole des sens.

Je sais pas pourquoi mais j'ai le goût de manger une salade aux trèfles.

mercredi 2 mai 2007

TENDIR COREYI

I

Comment pouvez-vous perdre vos mots
Dans l’arabesque
Quand une sirène fait écho
D’éclisses presque
Aussi en fête que musique, Oh !
Comment vous faites ?

Clouée au froid, plaquée au pommeau
De grande canne,
La paume absorbe d’autres Jéricho
D’autres arcanes
Marchant, les concerts, coquelicots
Aussi en fête !

J’attends oublié, l’espoir, émaux
Du long séisme
Suspendus aux tresses du tricot,
Le iotacisme :
Enfant Iambon ! Vêtu de mes crocs !
Que tu t’embêtes…


II

Je ne crois plus au poème
Ni au cœur ni ton bras
Le seul éclat que je sème
Et qui pourrait sembler Moi
N’est plus qu’une valse obscène
Dont les bras noircis de Seine
Étoufferaient sans émoi.

Je ne crois plus au poème
Et la Justice mère, hante
Fournit au bras de blancs chrêmes
Se jettent au ciel ! Ma rente
Est un prix qu’humain n’achète
Fut le nœud coulant d’Hachette :
Verbe… non… Femme écoeurante !

dimanche 29 avril 2007

P-a-r-k-i-n-g

C'est tout frais dans les nouvelles: ouvrez quelconque presse et sentez bien ce qui se détache des fleuves d'encre et de papier rongé du doigt observateur ; en effet, discutant dans la cuisine sans m'attendre au pire, discutant dis-je d'ores et déjà de la manducation nuptiale de mes trompes charmeuses sinuées près de langues amicales, j'adossai ma fourchette quasi aveugle dans la marque *** d'une salade de macaroni préparée - d'une épicerie convenable -, séculière.

Quelle fut ma stupeur à goûter le glabre et mat trépas de la salade sur mon palais de ton air! Le scoop est tel, je crois à toute allure qu'une variante iconoclaste occupe maintenant la plupart des salades de macaroni préparées de toutes épiceries concurantes... Une variante qui, malgré le simple accabit qu'il ramène les salades à un statut quo normal, dirigeant le méridien du macaroni à un stade presque naturel, malgré dis-je, il manque, et perdu est-il peut-être, l'étrange goût - filandreux, nomenclature, déséquilibre nourricier mais qui sans faire volteface dans le métissage d'un repas, donne la note exquise, houleuse, et finalement sporadique d'une salade de mac' préfab' à l'arrière goût fucké.

L'apocalypse approche... la fin du monde... onde...

7h11: Entorse et Bob Marley (Smoke two joints)

mercredi 18 avril 2007

Les deux foulards rouge

6h49: Du matin, et voilà trois heures, je me suis réveillé dans une hécatombe de la bouche, complètement close sur les cris qui ne purent sortir de toute évidence ; effectivement, il m'arrive de me réveiller près de l'aurore avec une mâchoire percluse, et incapable de l'ouvrir pendant plusieurs secondes - pour cause de muscles endoloris ou de la même mâchoire qui reste bloquée pour une raison inévidente - je perds tout contrôle, parsemant mon lit de mouvements brusques, et de spasmes authoritaires jusqu'au moment d'haleine où je puis relâcher enfin, aucunement grâce à mes efforts, mais d'une patience d'horreur, le jeu de l'angle buccal. Parfois, cela peut durer plus longtemps, et cette nuit, je me demandais après la doléance, si cela pouvait, un jour, rester bloqué... Image qui ne sert pas vraiment le pouvoir de se rendormir - surtout avec les petits grincements de ma bouche quand je la fais étirer, croquer, pour appaiser mes doutes. j'ai parfois des crampes - certains portent l'appelation "noeud" à ce problème - aux chevilles, ou au mollet. Un spasme qui fait alarmer le réveil, comme un rictus, un un muscle qui se serait tendu toute la nuit, et sous l'effet du troisième cycle de sommeil, fait anéantir le rêveur dans un réflexe de montagne-russe. On pourrait penser que la mâchoire possède peut-être ce même accabit, et voire, intrinsèquement, comme je peux passer une journée entière à ne pas ouvrir la bouche, certains de mes muscles faciaux peuvent entretenir une faiblesse qui porte à conséquence. Quoi de plus intéressant de savoir également que c'est héréditaire, mon père a eu les mêmes problèmes étant jeune...

*** Samedi passé, nouvelle effervescence physique sur We are Wolves, près de la piste de danse.

samedi 14 avril 2007

"Two days before the day after tomorrow"

Ce vendredi 13 fut une déception irresponsable. Adieu la malchance, tout ce qui semble me rester est une guigne aux couleurs de cerise, sur un fond de glace sans vanille... Et la neige, en partant du principe qu'elle est en ce 13 avril une digitale empreinte de la fièvre du printemps - ou dis-je une horreur "tempérée" - puisqu'elle est un monstre de malchance envers tous, ne puis pas être une poisse, voire personnelle, mais seulement une gadoue universelle. Je n'ai vu de chat noir, je n'ai vu d'autobus vide, la seule échelle que j'eusse entendu parler aujourd'hui était couchée sur le sol dans la cafétéria du lab, aucun angle libéré ; et ne parlons surtout pas de Jason Voorhees, je crois bien qu'il a pris sa retraite après le songe incompréhensible de Freddy VS Jason.

9h43: "In my room", The Beach boys.

mercredi 4 avril 2007

La monnaie VII (I will)

M'enfin... Tout a commencé le lundi des élections quand je retournai du travail vers mon école primaire. Je tournai effectivement le coin rond jusqu'à la porte, lâchant mon maxillaire bleu, de pleine bouche, équarquillé comme on débande de l'huile sur de l'eau, ça fige sans ombre, ça se casse sans son, et on est payé en plus. Il vantait, je croisé des automobiles bruyantes, la musique aux oreilles se déplaçait en cornets vastes, chaque pas davantage ancrés dans le rythme de l'absence. Je votai pour [Trois-Étoiles] et il parait que le 3/4 des voix au Québec furent inutiles dans le combat réel au pouvoir.

19h13: Maximo Park en décalqué, je l'imagine orange, mais je n'ai aucune idée de rien.
Quand le nouveau Thai fut inauguré, les gens s'empressairent à la queue leu l'eux-tu choisi? Avinée de saké, déboulée sur Chambly, entre un lycée et du diésel, le front chargé de souvenirs post-lavés ; à vrai dire, j'ai fait application à l'ancien Harvey's et ils ont fermé quelques jours plus tard...

19h16: Ce ne sont aucunement élections aujourd'hui, de plus, un mardi. Il neige comme il pourrait pleuvoir. Je passe près du cours de guitare sur Adoncour, il en sort de jeunes femmes remplies de couleurs, de nez diabolisés ; "c'Est quoi le rouge?"

mardi 27 mars 2007

Vertuchou!

7h53: Lueur ténébreuse, et spasme oriférant, je viens de me rendre compte que les trois dernières femmes pour lesquelles je suis tombé ont été, sont, ou seront photographes.... De plus, j'ai eu ce flash - désolé... - en jouant une vieille chanson qui s'appelle la photographe:


Dans vos malices devenues hâves
Chère lentille d’Orion
Sur le sujet des horions
Se cachent des chamois qui bavent

Des prairies sous-marines tant
Elles contrastent les austères
Prisons glauques dans les zostères
Qui s’amoncellent, marinant

Toutes les guerres de l’art huitième
Vous voyagez jusqu’en Afrique
Hissez les voiles, huiles et triques
Votre éléis en plongée s’aime

Tout s’aime et respire les ponts
Vêtus d’élans de carrière
Brisez les pleurs car hier
Nous changeâmes vos pleurs en sons

Toute l’Afrique se noya
Dedans les fleuves de l’iris
Nous perçûmes de votre hybris
Jusqu’à la coque de l’ixia

Tu vis les animaux si beaux
Les chutes d’eau jamais en gel
Mangeant des gâteaux de nigelles
Dormant au sein des bonobos

Si la photographie me boxe
Je plonge d’une fièvre nulle
N’allant en feu, n’allant en bulle
Sous le courroux de la stomoxe

Et si la lune tombe d’ivoire
Sur les côtes de ton nom
L’Afrique aura sur son front
Des zorilles d’or semant ta gloire

Je ne suis qu’un superwelter
Avec des gants nankins, tu vois
Le continent devint sans voix
Chaos au premier round ; à terre

Elle participe à l’Orient
Mon cœur pour elle est tout un stol
Quittant les limites du sol
D’un spasme gêné et riant

Elle rapporta pandas, les taches
Des mourons d’eau, des nèfles rousses
Comme si ses mains portaient des trousses
Au secours de l’Asie moustaches

Sa sangle au cou, une trace rouge
Son dos couvert de treize moxas
L’avion s’occise de l’avant-bras
D’un nuage né ; ta joue qui bouge

Sur les rues de filoselles
Autour des canevas de Shanghai
Une bombe à l’œil ; une gousse d’ail
Perdue en poche ; trouée en aile

Ma mie nous ramène des tempes
Je dirais hapax ; sa beauté
Quadryptique de gouache et de thé
Valant son œuvre telle l’estampe

D’une marche vers l’Amérique
Supputation et oxymore
Elle, à ses pieds, laisse les maures
Bouger sans plus leurs mimiques

Quittant l’Asie et l’Orient
Portant l’appareil orgueilleux
Comme un bijou bien merveilleux
Comme un fauvisme mariant

Toutes nues ; sables marengo
Tissant des toiles d’eau et d’air
Sur les cactus solaires
Elle se nomme sans ego

Douce dryade ! Pétale doux !
Mangée par ciel et chaleur folle
Courrant sa rose qui s’étiole
Sur les fesses des nandous

Buvant d’un trait l’autre océan
Venant en Espagne d’une main
Sa paume reflète les lendemains
Jamais venus, jamais venants

Quand aux vitesses de l’escopette
Je parle d’une telle arme à feu
Quand elle tire, l’âge s’est fait feue
Se renoue d’une candeur nette

Blanches toiles ! Que l’on n’appelle
Point les deux index de tir
Âme photo ; l’alors et l’ire
Le soldat fier tue des napels

Tu ne prends que de cette Espagne
L’étrange pantin funiculaire
L’air d’un soldat aux raisons claires
Sacoche lourde ; moins que montagne

Alpes et fjords ; que vos chéris
Se cachent dessous vos cheveux
Pour s’amouracher de vous mieux
Guide tes yeux aux vauchéries

Les algues se font terre nouvelle
L’Égypte se rie de l’exode
Quand à la même vieille ixode
Elle dort au chien de Cybèle

Nous fîmes tour de ce monde rond
Fidèle à l’oaristys ; l’idylle
Sur le décor de vos cils
S’invente tout un faux-bourdon

Et si de mes supinations
Si de mes mains lors d’étrenne
Je ne vous songe devenir reine
Des phototaxies papillons

Si je change le « tu » pour « vous »
Et que les ormeaux se déchaînent
Sur les langues des étrennes
Et si, par dieu, je vous avoue

Que chaque mot ne reste seul ;
Accompagné d’un peu de vous
Que si, par chance, je peux debout
Prouver l’absence d’un linceul

Si j'eus changé le « tu » pour « vous »
Et que vous prissiez des photos
J’ai, sans y penser, quelques mots
Aux mêmes dents, aux mêmes joues

L’on pourra dire des heures mates
Emprises au cœur d’amadous
Mon cœur prend feu si près de vous
Que l’on peut parler de stomates


Pleins d'accords compliqués et sans fin... :P

dimanche 18 mars 2007

Roman inachevé pour cause d'attachement

I

Gavé d’insultes, Kortez lâcha prise comme on lâche un trapèze. Il avait bu quelques bouteilles et elles étaient encore à rouler au fond du filet protecteur quand son corps toucha les mailles dans un son sourd d’eau ruisselante. Sa bouche, sous le tartre blanc de son maquillage poivré, expira un instant le stress des heures d’entraînement, il posa de chaque côté de son corps chacune de ses mains et en un bond difficile refit surface, debout, l’air blanc tournoyant autour de sa tête comme des satellites acres. Étourdi des cris et des supinations que Baldom lui assenaient, chaque pronation fut comme un autre couteau d’huile sur son torse déjà trop brûlé du travail. J’en ai assez, dit-il à Baldom. Mes mains glissent, chaque fois que je tente de faire le saut, le barreau se dédouble et je ne fais plus les distances sur mon œil. L’entraîneur savait bien que les ampoules qui roulaient sur le filet furent entreprises par la gorge seule de Kortez, que son dédoublement n’était qu’une autre lubie de son foie malade et que malgré son jeune âge, il ne pouvait comme électuaire, que retraiter de l’art clownesque.

Dans son petit appartement, Kortez conservait jalousement chaque fiole, chaque capsule, chaque étape de son enivrement comme des trophées sur sa commode. Placées une derrière l’autre, donnant des teintes perplexes à la lumière du jour qui séjournait au travers du verre, elles longeaient le mur près de la porte, et chaque fois qu’il sortait ou entrait, on entendait de loin ce vacarme froid, entraînant sa turpitude comme une histoire sans fin. La tapisserie olivine qui décollait par endroits ne faisait qu’accroître la maladie du dormeur. Cette même tapisserie qui avait pourtant était témoin de tant de sourires et de tant de chansons, de tant de jolis vers entrecroisées d’amitiés coruscantes, elle ne faisait plus que décoller et sentir la colle chaude ; des filets jaunes s’étoilant pour ne soutenir rien, que l’invisibilité d’un doux sabordage lent et inconscient.

Saute ! Saute dis-je ! Qu’est-ce qui te prend ? Cette voix fluette poussée par Ève-Marie fut comme un choc dans le cœur de Kortez quand il commençait à s’endormir au grand fil de fer. Il n’avait pas entendu cette voix depuis plusieurs années, une voix aussi miraculeuse qu’un barbule sur l’aile des hérons, attachant des morceaux d’arc-en-ciel en passant sous l’Alliance divine. Sa tonalité crevée de petits rires, comme des dictées trouées, et devançant l’heur du plaisir. Il commença à badiner, et germer des rictus sur sa peau d’écorce blanche, sa coque craquant et le rouge se déversant en fluides narquois. Les pleurs dans sa bouche gouttaient la mer, des poissons-souvenirs remontant le courant électrique de son cerveau, et finalement lui dictant surprises. Oh ! Kortez ! Je suis revenue ! Ne reste pas perchée là-haut comme une croche, et vient me voir !

Ève-Marie était la benjamine de la famille Baldom et cela faisait plusieurs années qu’elle avait entreprit un voyage vers la ville. N’espérant revenir qu’avec un mari des Grands Bouquins, elle dut renoncer à un tel rêve de mécénat pour sa famille et pour le cirque. La compagnie Grands Bouquins est en effet la plus grande, et internationale, assemblée de mécènes du cirque de la grande ville. Elle s’étend même jusqu’aux rivières des villages et aux faîtes du Mont Guépard. Reportant la mauvaise nouvelle à sa famille, Ève-Marie rapporta tout de même des échantillons de la grande ville : quelques roches saupoudrées de l’humus des roues, le son du midi prisonnier d’une bouteille, une bougie sans teint, un cœur d’arbre d’où s’étaient incrustés des chiffres. Dans son sac, on pouvait voir tout cela et bien davantage. Elle déposa le bataclan sur le sol et prit Kortez dans ses bras et lui montra son affection qui s’était multipliée avec le temps et la distance. Il laissa un jet de blanc et de rouge sur la joue de Ève-Marie en l’embrassant. Ils se retrouvèrent dans son petit appartement, lui à se démaquiller devant son miroir et elle à jeter des yeux sur les bouteilles qui semblaient pulluler avec marque sur la commode. Elles commencent à prendre plus de place que l’air ma foi ! Dit-elle. Kortez ne fit que quelques balbutiements, laissant succomber son fard aux ironies du visage. Quand elle passa devant le miroir, Kortez la regarda un instant, inversant sa beauté en son regard et en la glace, la nommant Marie-Ève.

Comment m’as-tu appelé? Dit-elle en revenant vers lui, une bouteille en main. Je t’ai appelé Ève-Marie, pourquoi? Kortez ne comprenait pas ce qu’elle disait alors pensa qu’elle voulait savoir ce que cette bouteille contenait. Car l’on doit savoir que Kortez ne garde pas simplement ses « trophées » pour le souvenir ou l’étiquette, mais bien parce que chacune d’entre elles conserve quelque chose de distinct, d’unique. En lui donnant la bouteille, à peine ouvrant la bouche, il l’interrompit : Tu ne comprends pas ! Par exemple, dans icelle, il se trouve la mémoire de la grande soirée du 23 lorsque j’eus réussi mon saut du trapèze rouge et que j’eus dansé avec la blonde de la rangée B. Tu te souviens d’elle ? Ève-Marie n’eut le temps de dire quoi que ce soit qu’il continua : Et je dansais avec elle et je prenais sa main, je sentais ses cheveux. Elle avait les cheveux bouclés seulement vers l’avant, sa nuque était visible et ses cheveux relevés se décimaient comme une chute d’eau dans la valse. Tout le monde riait, je m’enivrais encor plus grâce aux rires des autres. Les rires de satisfaction, de ludique jalousie. Je changeais perpétuellement avec elle ; je menais, elle menait, etc. Les mains se combattaient comme des lions de bois sur des grilles. Ève-Marie ne put que le stopper avec un geste de sa propre main pour finalement savoir ce qui peut bien être tributaire de cette soirée dans la bouteille. Il fit un sourire avec le reste de vermeil qu’il avait sur la lippe : l’ivresse. Cette bouteille m’a donné exactement l’enivrement de cette soirée, et aucune d’entre ses pairs n’a fait de la sorte.

Le vieux Baldom réunissait les derniers attirails avant l’ouverture du spectacle. Nous étions le 2 du troisième mois. Prenant une par une les coudées monochromes serpentant le sable lourd, entourant chaque nœud à l’entour de son épaule gauche, saluant les artistes qui, se conciliant, marquaient comme un fer chaud sur la cire des éclats, de rebout, comme un début de soirée qui croque, de l’atmosphère qui louvoie. Je ne le comprendrai jamais! Dit-il au négrille qui commençait à l’aider dans les derniers processus. Il monte la corde raide comme un radis vert, les paumes sans le sou, le pied si plat que la mer rouge, noire et morte font une trine sous ses pas ; pourquoi Kortez ne place jamais le filet? Il pense peut-être que je suis son sauveur? Son père? Le dernier idiot sur qui il peut compter pour jouer dans son jeu de la mort? En entendant Baldom parler ainsi, le négrille se pencha doucement vers le sable glacé, toujours perlé des cloches, de l’écho du théâtre. Comme si l’on pouvait porter l’oreille vers les grains, entendre une locomotion du passé, un ami disparu, un cher kyste enfantin. Mais parfois, la tempe s’approche du sol, les germes du sable cachant un perce-oreille tombe vers le haut, si près de nous, nous à vouloir comprendre le silence du présent, l’écho du passé. Des milliers de petits Mont Guépard s’offraient à la vue du négrille, saupoudrant l’horizon de son iris comme on saupoudre un met colossal. Qu’attends-tu Gyu? Prends ces cordes, rame jusqu’à Kortez, je veux vous voir tous les deux près du grand trapèze dans dix minutes, dix minutes, puis le grand Rouge.

Tu vois Ève-Marie, continuait Kortez, l’alcool ne permet pas seulement la simplicité de la bête blanche, celle qui se taire aux aimants du feu, lovée dans l’incrustation, attendant le crime du deuil d’où l’océan naturel vient frapper les parois factices de l’homme ; elle, plutôt, permet, et cela est son rôle direct et sincère, de générer des larmes non pas tacites mais bien que l’on n’aurait pu succomber à. Comment pourrais-je dire? Elle se leva sans attendre la suite de cette églogue, remit la bouteille à sa place, elle s’ennuyait de la ville, de la légèreté du Citadin. Pendant son voyage, elle ne put convaincre les Grands Bouquins, mais elle connût une liesse inversée ; celle qui ne veille pas dans la vérité mais bien dans le mensonge et l’orgueil, et pourtant, ce paradoxe volatile la faisait fondre en doute devant la lourdeur de Kortez. Elle regarda longuement vers la droite, l’arcade gauche en l’air, sa peau et son front plissés, en des formes de plastique, ou de sucre fondu, de la roche jaune durcissant tendrement près des enclaves et des socles ; que dire? Son front montait sans parole, son front ne suivant pas le regard, le regard ne propulsant aucune pensée, soudain, fermant yeux, puis rouvrant vite, et bien, fixant déjà avant l’éclosion, le sujet de son idée, l’idée ne suivant pas la ligne de son front. Je ne veux pas vivre dans la pesanteur, l’engourdissement, Kortez, je ne puis rien faire de plus.



II

En ouvrant le premier œil, se débarrassant très vite des graines occluses en gestes répétitifs et inutiles, Kortez renvoyaient des regards vifs vers le haut, sans bouger le cou, méprisant amicalement les mèches bouclées qui titubaient, pyramidales, vers le bas. Il s’était assoupi, le maquillage toujours joint à sa peau quelque peu flasque ; il ferma les yeux, rétabli sa mer de joues vers l’oreiller, son revers de main posée comme on pose une plante dans un pot, jardinant les vénustés de son aparté illogique, mais pourtant, cela ne dura guère, le négrille en trombe, pompant du sang comme de l’eau dans des gestes et des clameurs diurnes : le spectacle… Baldom… Le grand Rouge! Il partit aussitôt, laissant Kortez dans un mutisme absurde, se foutant jovialement de ce genre de protocoles. En parlant tout bas dans son barbouillage, deux chats, dont les poils, remplis de sable, cheminaient des nuages pouffés, firent apparition sans le bruit près des pieds en cloques. L’un dansaient comme on escalade de la poussière, l’autre sautant au plus vite près du dos de Kortez, les griffes affinées, le regard d’un vert tisane, miaulant des silences, des béguins de chaleur. Deux chattes devrait-on plutôt dire. Où est-elle? pouffa-t-il lui-même entre les lignes distinctes de son fard, le négrille a dû lui faire faire ses valises pour retourner en ville. Elle doit de suite, en ce moment, mettre son gilet noir aux manches étroites près de ses bas filets rosés ; amasser sa chambre, s’attendre loin de ce qu’elle a peur, témoigner de sa propre fierté d’indépendance, alarmée pourtant des possibilités, des éventualités, que dire… Des potentielles flores d’une vie aussi nomade. Mais la flore ne craint que le faune.