vendredi 26 janvier 2007

L'assassine hoche

Nous nous rencontrâmes devant la petite porte avant d'entrer pour la présentation. Le théâtre, ou devrais-je dire, le cinoche, était renversé dans du parfum bon marché. Les gens se croisaient les yeux devant elle, nous marchâmes encor quelques temps jusqu'à la boîte à billets. Une fente et une voix interrompirent notre deuxième dialogue et nous parla de l'argent déboursable. Après m'être soulagé dans la fente, nous continuâmes la route trop parfumée vers les tapis rouges, les bras en kodak, il y avait de ces poubelles en fourrure pour garder les déchets au chaud. Elle me parla de ces amis, et je lui parlai du silence. Elle sortit un couteau de son sein gauche et déchira la toile argentée qui pendait dans mon cou. Le sang climaxé se répendit comme des vendanges sur une peau d'ours et je restai quelques instants à genoux, tenant ma toile avec les deux mains, les bras tremblants, la bouche parlant pour une fois d'autre chose que le silence. Criais-je: "Pourquoi cette intrusion?". Et elle sortit de scène avant même que le balayeur et l'éjaculateur de gras ne vinrent me proposer des friandises. Le billet indique encor l'heure: "your a bloody liar at 3 o'clock".

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