dimanche 11 février 2007

Je t'ai trouvé à boire

Je t’ai trouvé à boire
Ça coulait sur de l’orge
Ça coule dans ta gorge

Je me suis trompé de plante
C’était du quinoa
Tu bois et tu te noies

T’es un poisson, allo!
Saponiné ton sang
Adieu ! Odieux ginseng

Ton eau c’est ta réglisse
Je régis ce long noir
Mon globule il faut croire

Que mon eau soit la mer
Dissolue dans la lyse
De mon cœur qui s’enlise

Je t’aime ou t’aimerai-je ?
Je t’aime ou tu m’allumes ?
Faisant l’autre légume

Celui sous la chemise
Un soja ou un sein
Je veux boire au dessin

Les couleurs du spectacle
T’es un poisson, salut !
Sapopiné, t’as bu

Mon hétéroside ah !
La maladie d’ l’atome
Que fuient tous les fantômes

Le travail de l’amant :
Mais plus rien n’est pareil
Lady Salsepareille

Tu vois la mort partout !
Dans l’amour du savon
Les gens bleu qui s’en vont

Vers un milieu meilleur :
Champignon stéroïde
T’as un regard bifide

Tel un cobra moqueur
Où macabre commun
Tel un cœur en parfum

Dans la bouteille-oreille
Je dépose un alcool
Pour fermenter les folles

Argenteries, pense-je ?
Frotter ton doigt-cuiller
Pour qu’un génie d’hier

M’exauce tous mes vœux :
Avoir du sexe hautain
Avec un poisson latin

Mais t’aime-je, je t’aime
Sans te voir, je pense
Aux thèmes de l’errance

Me trouvant bien à boire
Me trouvant rien, j’ai vu
En mettant ma longue-vue

Aux flasques de l’œil borgne
J’ai peur de te revoir
Dans les fumées du soir

Je t’ai trouvé à boire…
Je sais que tu vas bien
Ne penser à demain

Mahaprajapati
S’est écorchée le coude
C’est pour ça qu’elle boude

Son fils bouddha m’ennuie
Sa nuit éventrée là
Dans le ciel de ma vie

Je lui ai donné le sein
En pensant à la femme
Qui porte bien la flamme

Comme un lait qui si chaud
Fait drapeau blanc, ta langue
Le poignet sent la mangue

C’est ça la littérature
Que la beauté s’épine
Lâche la saponine

T’es un poisson-gestuel
Dans la mer qui m’enivre
J’ai pas besoin des livres

Quand je te lis, ça suffit
Tu ne bois rien qui jure
Je ne dis rien de moi

Je ne suis pas pur

On passe tout en silence
Mais j’ t’aime et aimé t’ai-je
L’amitié ! O Cortège !

Là quand je reviendrai
Prenant l’orge au calme
Avant l’horreur Napalm

Tout sera bien plus clair
Et l’amitié-déboire…
On s’en trouvera à boire


Bm / xxx233 / A / A+3 / E

D / xxx223 / Fmaj7# / Bm
xx0330 / A / xx0221


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