Quand l'ours eut fini de mon foie, il alla chercher d'autres biles dragées pour clore ses dents. Au bas de l'escalier roulant, le Néo-Nazir constatait la fièvre des drapeaux-publicités, ces longs cheveux tressés par six chutes bifides. Il voyait mes pieds pendre en haut de l'escalier et doucement suivre le courant des marches, et le roulement elliptique de l'élévator. Je descendais et il montait vers moi, le front empli d'un désir de fondre dans le vent. L'ours lui tomba dessus, auparavant retenu sur le drapée du paravant-publicité. Sans-son lui décrocha la mâchoire, lui ouvrit le ventre et y récolta du canabis, son vert édifié autour de l'hypogastre, et la flamme narquoise juchée comme un hêtre au milieu de la forêt de son foie. Il mit ma tête morte dans le foie de l'ours, mes narines et le col de ma gorge encor chaudes s'éprenant des volutes, me firent larmoyer le dos des ongles et le cil perdu dans ma poche. Clignant de l'oeil fermé, je l'ouvris finalement pour voir Sans-son devant moi, lui dos à moi, finalement, finalement, finalement s'en allant vers l'amour-publicités et divagant comme mon regard divagait comme une divagation-publicités. Le vent est mort dans l'histoire, mon souffle est vert dans l'histoire, ça vole comme l'oiseau-foutre, le "windfucker", l'ancien nom du faucon crécerelle. J'ai envie de travailler mon corps comme on travaille les idôles. Et j'ai envie d'oublier le cinéma comme on oublie les idôles: en touchant Dieu, le chemin des perceptions, cette terrible amitié des humeurs, et le temps qui comme le vent, pénètre le moindre conflit du coeur, pour souffler de sa lèvre en sang le sable éparpillé sur la publicité, la publicité du coeur:
You love me like a child.
You love me like a child.

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