mercredi 21 février 2007

T

Dans l'incompétence de mon jugement, de ma réalité, de cette bourse aux joyaux menteurs, achetant l'ivresse du nul, transvasant l'idiome du chasseur au plus profond du débile et du stress, l'angélique Oie - quoi? - vint porter comme un cygne inattendu du ciel - quoi? - la peur de ce mensonge gratuit, et de cette - quoi? - nouvelle idée maintenant mâchée de l'orgueil.

10h46: Le pardon est humain mais l'eau des toilettes peut parfois également être un miroir...

Je monte les escaliers de Berri-Uqam, je me rends jusqu'à la pastille noire, comme si la salle pouvait soudain avaler des consolations de marbre pour son mal de tête que je partage. Je la vois, elle m'attend - c'est faux, je suis arrivé avant elle - et je me dirige sans parler, ni regarder qui que ce soit, le poing indigent, le coeur fracturé par mes mains d'ossements ridicules, de la poudre sur les joues, des cendres blanches d'un papier vierge, coupant, coupé, en lanières du temps, digéré comme on pleure du vin. Je me rends jusqu'à elle - "bonjour Oiselle, etc, etc" - et j'approche mes lèvres blanches comme un fusil vers elle, sans attente, décrochant son astre rouge en m'humectant de sa présence ; en un instant, sa voix déraille comme de la peau filtrée dans le hasard, et elle recule, comme un poing indigent. "Le pardon est humain... C'est vrai... Mais moi aussi". Je veux te revoir, pour pardonner ton corps un peu partout avec le mien.

Pourquoi préserver mon âme,
Car aujourd’hui je subis
Un triste effroi par la lame
Et un froid calvaire inouï ?




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