7h53: Lueur ténébreuse, et spasme oriférant, je viens de me rendre compte que les trois dernières femmes pour lesquelles je suis tombé ont été, sont, ou seront photographes.... De plus, j'ai eu ce flash - désolé... - en jouant une vieille chanson qui s'appelle la photographe:
Dans vos malices devenues hâves
Chère lentille d’Orion
Sur le sujet des horions
Se cachent des chamois qui bavent
Des prairies sous-marines tant
Elles contrastent les austères
Prisons glauques dans les zostères
Qui s’amoncellent, marinant
Toutes les guerres de l’art huitième
Vous voyagez jusqu’en Afrique
Hissez les voiles, huiles et triques
Votre éléis en plongée s’aime
Tout s’aime et respire les ponts
Vêtus d’élans de carrière
Brisez les pleurs car hier
Nous changeâmes vos pleurs en sons
Toute l’Afrique se noya
Dedans les fleuves de l’iris
Nous perçûmes de votre hybris
Jusqu’à la coque de l’ixia
Tu vis les animaux si beaux
Les chutes d’eau jamais en gel
Mangeant des gâteaux de nigelles
Dormant au sein des bonobos
Si la photographie me boxe
Je plonge d’une fièvre nulle
N’allant en feu, n’allant en bulle
Sous le courroux de la stomoxe
Et si la lune tombe d’ivoire
Sur les côtes de ton nom
L’Afrique aura sur son front
Des zorilles d’or semant ta gloire
Je ne suis qu’un superwelter
Avec des gants nankins, tu vois
Le continent devint sans voix
Chaos au premier round ; à terre
Elle participe à l’Orient
Mon cœur pour elle est tout un stol
Quittant les limites du sol
D’un spasme gêné et riant
Elle rapporta pandas, les taches
Des mourons d’eau, des nèfles rousses
Comme si ses mains portaient des trousses
Au secours de l’Asie moustaches
Sa sangle au cou, une trace rouge
Son dos couvert de treize moxas
L’avion s’occise de l’avant-bras
D’un nuage né ; ta joue qui bouge
Sur les rues de filoselles
Autour des canevas de Shanghai
Une bombe à l’œil ; une gousse d’ail
Perdue en poche ; trouée en aile
Ma mie nous ramène des tempes
Je dirais hapax ; sa beauté
Quadryptique de gouache et de thé
Valant son œuvre telle l’estampe
D’une marche vers l’Amérique
Supputation et oxymore
Elle, à ses pieds, laisse les maures
Bouger sans plus leurs mimiques
Quittant l’Asie et l’Orient
Portant l’appareil orgueilleux
Comme un bijou bien merveilleux
Comme un fauvisme mariant
Toutes nues ; sables marengo
Tissant des toiles d’eau et d’air
Sur les cactus solaires
Elle se nomme sans ego
Douce dryade ! Pétale doux !
Mangée par ciel et chaleur folle
Courrant sa rose qui s’étiole
Sur les fesses des nandous
Buvant d’un trait l’autre océan
Venant en Espagne d’une main
Sa paume reflète les lendemains
Jamais venus, jamais venants
Quand aux vitesses de l’escopette
Je parle d’une telle arme à feu
Quand elle tire, l’âge s’est fait feue
Se renoue d’une candeur nette
Blanches toiles ! Que l’on n’appelle
Point les deux index de tir
Âme photo ; l’alors et l’ire
Le soldat fier tue des napels
Tu ne prends que de cette Espagne
L’étrange pantin funiculaire
L’air d’un soldat aux raisons claires
Sacoche lourde ; moins que montagne
Alpes et fjords ; que vos chéris
Se cachent dessous vos cheveux
Pour s’amouracher de vous mieux
Guide tes yeux aux vauchéries
Les algues se font terre nouvelle
L’Égypte se rie de l’exode
Quand à la même vieille ixode
Elle dort au chien de Cybèle
Nous fîmes tour de ce monde rond
Fidèle à l’oaristys ; l’idylle
Sur le décor de vos cils
S’invente tout un faux-bourdon
Et si de mes supinations
Si de mes mains lors d’étrenne
Je ne vous songe devenir reine
Des phototaxies papillons
Si je change le « tu » pour « vous »
Et que les ormeaux se déchaînent
Sur les langues des étrennes
Et si, par dieu, je vous avoue
Que chaque mot ne reste seul ;
Accompagné d’un peu de vous
Que si, par chance, je peux debout
Prouver l’absence d’un linceul
Si j'eus changé le « tu » pour « vous »
Et que vous prissiez des photos
J’ai, sans y penser, quelques mots
Aux mêmes dents, aux mêmes joues
L’on pourra dire des heures mates
Emprises au cœur d’amadous
Mon cœur prend feu si près de vous
Que l’on peut parler de stomates
Pleins d'accords compliqués et sans fin... :P

2 commentaires:
j'avais transmis quelques mots il y a quelques minutes, n'étant pas inscrit dans le registre , il semble bien que j'ai été englouti par la machine, dommage, ou peu importe, mes mots étaient gratuits et n'avaient d'autres voeux que de vous dire merci de tout ce texte profus en votre si bel accent du Québec disant, mais que de mots sur paris nous n'utilisons plus. Merci de les faire renaître à nos esprits repus et fatigués de tant et tant de baisers volés à séduire l'inanité de vies étrangères de mon propre aveu, je peux bien vous le dire, il fait bien frais ici, c'est paris, je vous le dis, le pont neuf et le panthéon soulignent ces quelques lignes de paysages qui sont devant nos yeux bien fatigués d'une soirée en comédie française à écouter molière, il me faut quelques temps encore pour me réveiller, j'avais quelque inspiration à donner comme ça, quelques mots légers, et pas bien réveillés à vous dire merci. Merci donc, et comme je disais dans ce billet disparu , je m'empresserai quand je serai plus frais de découvrir les autres effets de votre plume dans votre almananach bloggistic
bonjour à l'atlantique et salut à votre province bien aimée
Palsembleu !
Je viens de voir ce commentaire et j'en suis fort ravi. De fait, vous êtes un ravisseur de souvenir, prenant de moi ce que j'ai laissé à Paris dans un séjour trop court. Ce séjour que je souhaite réengendrer un jour. Merci de votre considération, j'ai toujours l'impression que ce blogue n'est qu'un abîme resseré au khôl d'un oeil vide. M'enfin, les surprises du net font de moi un humain souriant ce matin. Merci encor cher "cousin" coussiné.
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