dimanche 26 août 2007

La monnaie XI (Eight days a week)

Avant que le mois d'août finisse - mois qui selon l'Aka des mies française ne se prononce plus avec un "t" ni comme un chat... - je vais tenter une jolie monnaie à trois faces. J'ai peur de la reine d'Angleterre, elle me foue les jetons de bingo, elle me rend les rêves moins mouillés, elle me fait des arbres quelques plantations sans feuilles bleues ni blanches. On doit prendre une pelle et enterrer la monnaie. Voilà... Enterrons tous les sous nickelisés dans des trous blets. Et le papier, on le roule, et on fume sa figure jusqu'à ce qu'on divague l'indépendance neuronique.

5h13: "Give me one reason" avec Amandine qui s'accroche sur une chaise. J'oublie des mots, je me rends également compte que je perds le peu de faconde que je possédais... La lecture est d'avancement... Propice, guérite, cablée. Mais la putain de biblio est fermée aujourd'hui....!!! Sainte Apoline.

Chérie, je te ferais pour de l'amour couler la lune dans de l'alginate. Je prendrais ses empreintes, ses cratères, et coulerais de la pierre en fusion dans ce moule gélatineux. Paresse: trouver la per'''sonne.

5h17: Depuis le mois d'octobre que je n'ai pas changé les cordes d'Amandine. Elle commence à m'en vouloir malgré un son vétuste qui peut être appréciable. Envie immanquable: reine Nylon. Pour l'instant, les hommes se contentent de reines de bronze, on verra sans doute sous les feux, aux intersections, des gens de nylon passer, le E chord balancé comme un sac plein de monnaies internationales.

Chérie, qui que tu sois, inconnue de l'eau, inconnue des souvenirs, saut de peur, l'amante du sucre, du fluore, des petites bêtes qui ne montent qu'au dos des intruments, chérie.... C'est de prendre un repas en ta compagnie que de ne penser aux viandes. C'est de regarder par une fenêtre pour n'avoir envie de colmater les brèches. Que l'insecte abonde, que l'insecte fasse jouir les feux poilus de la jambe Nylonnée, que tout chante sans s'en rendre compte. Qu'on parle des femmes et qu'il n'en soit que deux.

5h22: La semaine passe tellement vite que le délire du weekend frappe à l'huis de la dormance. Je veux revoir le fuckin' kid et pousser des archets sur sa pomme de dent. On croquera du dancefloor dans les rêves de semaine, on frappera la crowd monnétaire par l'étylisme de nos propos jambinaires.

Et... Chérie, tu me le demande simplement... Et je te fumerais la lune.

samedi 25 août 2007

QU'WHAAAAT?

Nous sommes déjà le 25 août, les cours ont repris pour nos amis scolateux, le temps refroidi comme si Zéphyr se balançait aux cordes de l'automne, on se croirait entre deux, c'est le cas. Tout commence à changer, les vêtements, les couleurs, les odeurs, la musique aussi. Les modes passent en disant des salutations, ça marche comme un grain de riz près d'une bouilloire galvanisée.

6h23: Matin, je fume dehors, ça fait trois heures que je suis réveillé. Je me suis endormi beaucoup trop tôt hier, l'aphasie du travail qui est corollaire au besoin d'argent. Quel plaisir d'avoir cet argent en poches quand mes poches dorment au gaz... Fumant, je vois les volutes se tisser dans la calme pluie aurorale, ça fait des toiles de sang gris, et ça me fait voir des toiles d'araignée proche de mes cheveux. Les fils sont si près de mes yeux que je suis incapable de faire un focus décent entre iceux et les arbres plantés dans la ligne d'horizon. Fumant encor, je m'assoie, je prends ma guitare, je rapièce quelques morceaux, je tente de joindre le passé avec les spasmes du futur. Je toussote. Ça sent le "welch"...

8h27: Séc'rire. Et je sens de nouveau le besoin de lire. Lire. Et "rouvrir", ça se dit, joyeusement.

Nous sommes déjà le 25 août, l'été achève comme un gâteau près des lippes ombragées, près de la faim familiale ; il achève comme une comparaison sur des lentilles de soie, le focus dans la patte, les 30 nouveaux bands dans la semaine, la jolie femme qui emballe des colis. Imprime-moi un Dicom sur le coeur.

8h33: ahh j'oubliais: mon nouveau sarreau est déjà taché de grande graisse noire... hem!m!m... L'idée de faire des taches uniformément m'est passée par le cou, mais mon boss n'apprécierait pas trop. "Léopard, léopaaaard".. ehhehe.

dimanche 19 août 2007

"Skinhead girl"

Y'en a plusieurs qui diront que la dépression est un fléau comme on attrape la rage, comme un chien qui vous japperait du sang entre les côtes ; le mal n'est simplement pas patho ou viral, c'est pas du punk, c'est pas des mèches, et c'est pas la scientologie qui va remédier aux questions que l'Homme se pose dans le jour comme la nuit. Mais je commence à voir des trucs différents, dont les réponses futiles deviennent des mésaventures enivrantes. Me rendre compte qu'à chaque jour, au travail, je sépare dans ma tasse mes mélanges de monomère en trois parties égales en en faisant des signes de "peace". Que fumer un cigarillos aux framboises en écoutant du vieux Woody Allen, c'est vraiment la névRose délectable. Que la fille - que je n'aime mais pour qui je craque dans un mystère mystérieux - vient de se faire percer la langue, portant une perle où miroite mes désirs valseurs, muets, muants, tômés, snatcheurs.

2H22: Devenue blonde.

Un nouveau sarreau j'eus la possibilité de me faire payer. Il est tout blanc, il a de grandes poches secrètes, il est bien ajusté, il sent encor la fée des dents. En recherche d'affections musicales choquantes. On passe devant le cégep en ayant peur du croisement des arbres. Envier les retournailleurs scolastique. C'est pas facile se couper les cheveux, surtout en arrière de la tête.

2h26: Faites moi un jeu de maux: Avec blonde et... whateven, forget Hit.

Perdre le contact, c'est comme regarder la lune en ne pensant qu'au soleil. Et envier les enculés qui ont du matos d'enregistrement! Fuck, I sing better than thou! I play guitar better than thou! Fuck you... i hate you... bro.


mardi 14 août 2007

Ne pas commencer un discours sur...

... Le fait irrémé-diable des listes enrageantes desquelles font partie Rolling Stone Magazine, Ch4nnel, Time, ou bien Q. Le fait vraiment substantionnellement "dans l'cul" de placer Oasis au dessus des Beatles, ou bien Guns and roses en 9e sur une liste de 100, ou bien ne pas inclure de Pink floyd dans une liste des impacts musicaux au courant du siècle. Si le courant ne passe pas, n'allume pas ta plume, et que la chandelle de dieu Watt t'entorche en d'horribles escarres fumigéniques.

5h57: Commencer le "wurk" à 7h du matin, et finir à 17h... Cette semaine sera le fruit de l'impatience. Dieu Chienn'saw, coupe moi les vivres!

Nouvelle escrime culinaire = Baba Ganouj + Retailles d'hosties + Cognac.

Ne pas commencer un discours sur une capitale. Les villes trop imposantes, les lettres trop devant les points. J'ai mal aux doigts, etc, etc, escarres en pierre jaune comme on casse le mouvement.

mercredi 8 août 2007

Un jour de con, j'ai

Comme il n'y avait pas assez de boulot à mon... boulot, on m'a "obligé" à l'arrêt forcé pour une journée. Pour conclure: Du ménage, du déplacement de meubles dans ma chambre, beaucoup de Prince et de Chromeo, visite fortuite au bureau d'info touristique de Longueuil - où les zèbres disparaissent, à ce qu'on raconte -, et petit début de remise en forme... Hum, ehhh(r). Mouin, disons que je tentai de recommencer un peu le jogging, chose qui fut abrupte pour ma cheville encor sinusitée d'une entorse archaïque, mes molets généreux en muscles ravalés par le temps, mes hanches franchement sourdes. Quelques minutes à courir, quelques minutes à marcher, j'avais l'impression que mon exercice était le vol d'une mouche près d'un... hum.. comment on appelle ça? Un tue-mouche électrique. Entk, j'ai le revers de la cheville en brioche. Mais les légumes goûtent la vie. Vive le rose, et le dandy lapin.

9h45: Uffie sur mes genoux, et j'ai commencé à fumer le tabac... Bon dieu de seigneur... Quels vices me trancheras-tu encor de ton glaive amoureux?

100%

J'écoutais hier soir "The freewheelin' Bob Dylan" - j'ai reçu l'album par la poste le même jour que j'ai revu Vanilla Sky... Y'a de ces surprises! - et j'étais couché sur un semblant de lit, le ventilateur cyclope - il n'y a plus qu'une seule lumière qui fonctionne dessus - m'affichant et réverbérant des rayons de fièvre jaune. Masters of war commence, j'ai un bras perclus qui s'affiche comme un poignard défait en trois sur ma figure, les yeux entrebaillés comme des jalousies précuites ; les rayons faisaient des vagues d'UFOs aux stores de l'esprit trop ouvert. Il fait chaud... Nope... Froid/frette.

Après quelques minutes, je me mets à séant, je force la giration sur le semblant de lit de l'ensemble de mon personnel corporel, faisant dos au mur rimbaldien. Je commence à dessiner des traits qui viennent d'eux mêmes, le feutre est si lisse qu'il propose en effet de l'automatisme - charmant - et j'aurais fort apprécié, en y pensant à ce moment, pouvoir commencer à écrire comme je dessinais. Cela voyageait de toutes les couleurs, le cahier me prêtant des excuses, les feuilles se tournaient d'elles mêmes, au fil du son, tout se chamarrait en de parfaites silouhettes de sens. Puis, je finis par dessiner sur ma main - le bon vieux L.O.V.E. mais également des trucs incohérents, des spires vertes - igineuses - puis jusqu'au coude on déplorait le manque de talent artistique. Tout flottait, "ça flotte mec".

1h46: Noyade, ou bain avec trop de mousse. Veste bleu nuit avec étoile blanche, trop de jour.

L'écriture se détache et le fruit s'en mêle, tourbillonne en automate frustré. Je cris dis-je, je cris avec un cri-yon. Je cris avec une plum(e). Le fruit ne parvient par contre à aucune réponse digne du jus de L'imagination, mais de quelques questions frugales. Ai-je peur de l'art - du mien - ? Je renis ou m'enveloppe d'un déni aussi fort qu'un fromage pastel, qu'une lunette dans les cheveux d'une païenne en paillettes.

1h50: Ce toupet rouge est aussi wasserfallien que la profession du doute.

'tis
Chrum'

dimanche 5 août 2007

Disqueuh

La dépense est folle, femelle, bouillon. Comme une mie près d'houleux oignons, de pelures gâchées, d'Immeubles-rencontres en nature morte. Puis, avec la poste, les déplacements, les kiosques, les trop jolies femmes qui offrent des échantillons de bière, serveuses, vendeuses, caissières... On ne peut qu'acheter. Les albums s'empilent comme des fontaines plastifiées, lançant de rares épreuves musicales qu'au moment où j'en ai le temps, ou le véritable intérêt. Cela s'empile, comme on épile des jambes de ciel, et comme on pile des patates douces. Disqueuhhh, ferme animenteuse. Puis la dépense, ce sont des auspices romain(e)s. De curieux billets de spectacles inventés dans des poubelles tout autant plastifiées. Puis, acheter des fringues, une montagne de fringues, pour bâtir un empire de foutisme inconsolant... On ne sort pas ce soir, le linge nous parle de rayures et d'alcool éclipsé, de tranches de lime au miroir d'un ongle, de cheveux tendrement coupés, de mèches qui s'accrochent au déplacement de l'humidité, puis de montagne de cheveux, plastifiés, fluo, rêveurs. J'aimerais écrire avec de l'argent. J'ai de l'argent... Et... l'écriture s'absente en montagnes-cuillers, desserts flambés aux langues d'aspic. Retour au folk ou abandon chéri de Mère Électro'.

12h39: Tofu spread is good in the bed

jeudi 2 août 2007

boogie man

Et nous admirerons l’audace des éboueurs du haut du mur, du haut de la tige, menant les sacs d’objets comme des landes de chair au dépôt de toi.

Dans ce laboratoire, chacun possède son moteur et sa cage. Chacun s’occupe de fraiser de petits croissants d’acrylique et dont tout copeau devient une neige aux propriétés olfactives sans nom. Lorsque je vois ces tempêtes blanches remplir les cages plastifiées, et les photos d’enfants décorer le fond de ces boites, je ne peux que penser à un nouveau genre de boule de neige musicale.

Je crois t’aimer et cet amour propose à ce Moi déjanté quelques allures, rebrousse-poil, l’atoll et l’attente.

Le rôle d’Astarté joint le clan des artifices, ou plutôt d’ordre chimérique, le doigt dévisagé dégorge du bout de l’ongle une Vénus poissonneuse. J’ai oublié d’écrire pendant des jours, des mois, désenchantement.