mardi 30 octobre 2007

Retour et pseudo vérités

J'ai écrit quelques mots à la plume aujourd'hui et je me suis rendu compte à quel point les muscles de ma main droite étaient perclus. Le temps fait bien les choses, il condamne l'inopportun ; comme il condamne l'essence du bon parlé, comme il peut condamner le simple plaisir d'une chose rendue vaine. L'on dirait que je passe en ce moment des temps mémoriaux à simplement dédier l'ombre des vies à danser, cleuber, fournir un peu d'alcool, un peu de volutes cancérigènes et un peu de musique à ma gloire membrée du sombre, du nombre impair, de la foire aux services interpersonnels ; c'est, j'en crois l'atteinte, un bien pour un bien, le mal étant une perfection futile pour les instants futurs.

Les vérités, ce sont des silences admis, ce sont du "lagging" de la bouche, le non contrôle d'omissions. J'ai assisté au cancellement d'un film au cinéma, j'ai assisté à l'extraction d'une femme à mon travail, j'ai assisté à une danse à 10$, j'ai assisté au mixing de mon frère, j'ai assisté au retour du grand capricorne barby, j'ai assisté aux jalousies, j'ai assisté à l'assistance, aux salles d'attente dans le coeur sans foi, dans le coeur mangé, dans le coeur désamoureux, puis dans le coeur s'étiolant vers des rêves qui tardent, sans vouloir vraiment plonger les lèvres au filtre incandescent.

10h50: Un voyage au Mexique? Un appartement au printemps dans le Grand Morial? Quitter mon emploi? Mon Longueuil Natal? Le bouton qui pousse sous mes cheveux comme l'amour de l'argent n'est peut-être d'un roi de fiel entiché de vertige, d'une explosion sans témoin, que seule cette âme inverse peut dissocier de la mort capilaire, celle qui se jète en foisons sur les rives d'un octobre agonisant? Les questions et les projets, les amours et les travaux, La honte et la grâce... Tout pour plaire en ce monde qui a peur.

Mon coeur qui lag
Comme un écran
S'élague
Et sans cran
Fait son bruit musical
Aux oreilles du fourneau
O coquilles!
O infante!
Calissée en douces fentes
Oiseau, cou rouge, quille!
J'essaye l'amour, j'essaye la peur
J'éprouve la même odyssée

mardi 2 octobre 2007

le langage des truies

Bon... Premièrement, je voudrais tous vous souhaiter la bienvenue dans cette violère, on y trouve de grandes chaises, des b(a)ureaux, etc. Ne cherchez pas les oiseaux par contre, ils écrivent aussi mal que moi. Je ne vais rien vous apprendre aujourd'hui... Je ne vais rien en faire pour vous instruire, vous émouvoir ou vous faire faire de l'insomnie rocambolesque. Plutôt, je vais réécrire avec aucun ton le mirage de mon passé, je vais vomir un peu de l'acidité de l'après-travail, et nous allons, en choeur, vomir à souhait toute la musique monétaire ; pourquoi allons nous acheter tant? La consommation est naturelle chez l'homme: le vin, la truie, le boire, le boire, tout est déjà là au berceau, bien avant musiques ou fontaines, peintures ou charades.

6h43: "Excuse-moi mon amour" et on oublie de faire la vaisselle à deux...

Il entendit le vacarme des plats dans l'eau savonneuse et pensa tout d'un coup à chercher sa glotte, chercher des mots, prendre le courage de lire le livre en poussière, d'établir les toiles d'aragne, descendre en ninja sur le fil du laconisme... J'ai peur qu'elle glisse, qu'elle faillle, qu'elle maladise... Les glissements de terrain, c'est bon pour les jachères, mais ça termine aussi des lacs.

6h46: Découpons maintenant ce blogue comme des abats. Les gens nous chockent pour des shows, pour des évènements, on comprend, on assume, on dit "vague". Puis, on se répète, et on y va seul. On a peur de rencontrer quelqu'un d'autre qui dit "vague" aussi. J'aurais voulu l'inviter elle... Et j,aurais voulu l'inviter lui, cet apostrophe qui tombe après le J mangeur d'opihomme.

SPM? J'ai besoin de fringues en plus...