lundi 21 mai 2007

J'eus dit, Thirst day

Quand la première fois j'introduisis ce terme - mage - au cours de citations pré-encyclopédiques aux lignes bleuées, entrelignes d'aventures solitaires, je ne pensais jamais revenir au plus pur des propos: "Mage dans image" etc, etc, parlant d'Odilon ou autre animal cendré, banquise, foison, sonique, je suis palpablement trop jeune pour parler de ces mages mais je finirai bien ma phrase dans son noeud croulant et sous, et croulant et saoul vomissant, vrombe! Ainsi je lui parlai d'un sujet dont je ne me rappelle aucunement les propos pour cause de cette introduction maladivement longuasse. Bref, je finirai par dire à ce mage dommagé que mon discours était aride - évidemment - et que ce discours trissé aux nids de l'espérance était aussi loyal que lucide... M'enfin, l'on tente des baignées que la noyage n'échappe.

ahh et en passant, je remarquai vendredi passé que mon sang mélangé à de la pierre jaune très fine en fait un chrome orangé. Fascination.

mardi 15 mai 2007

Le vert de la médaille

Elle monta devant Élisée, les seins soutenus par des bandages gris. Lorsqu'elle ne fut plus qu'aveugle, absente de sa mort, et récurente de l'évènement Chaleur, Élisée éternua ; comme on éternue des champignons, comme on, des soldats, éternue ; cela marcha trop longuement avec du fracas à fendre les hautes plaines: "Bullet".

O mère Électro !
Que tu m'affectes, las
Je plonge au matelas
Pour récupérer gales
Flagrantes peaux, régal
Que tu m'affect' trop
O mère Électro!

Avec la pluie s'orage une puissante ombelle, la louche des seins gris, la plastification, pacification, un rire sans jambe qui marche sans mal au pays des plaines hautes.

mercredi 9 mai 2007

La monnaie VIII (Yellow Submarine)

Je sais plus trop quoi penser. Je me demande en ce moment si je dois continuer à évoluer comme humain selon sa charte ou bien bifurquer vers le monstre assoifé d'inanition. Je me demande si je dois cesser l'alcool ou bien recommencer l'exercice avec Facteur Avili. Je me demande si je dois conduire mes instincts étrangés et sans diurne borne vers leur paroxisme, malgré toute contradiction des répercussions normales du monde contemplé. Je finis par me demander si écire ces lignes sous l'efffffet d'un complet rosé à 7$ représente quelconque contemplation du changement. C'est, encor une fois, la mince ligne rouge entre la pitié volontaire - voire le chiard hirsute - et la vraie merde intemporelle du poète déféqué ; je finirai par croire au centre noir, provocation de nocturnes damnées ; vampiriques égloques aux interrogations de la faute admise.

6h51: Soulwax... Et toi... Tu es simplement trop beau en fluo.

Je recommençai aussi ma drogue du Tetris, empli cette fois-ci de l'électro et du pop mi-ensoleillé - ou plutot d'un parhélie navrant... Le fameux pop qui trimbale l'adolescence des sens. Je reviens du travail, un mercredi, après avoir trimbalé moi-même mon pied navré toute la journée. Je commençai par rendre aimable ma torsion musculaire, voire ma plaie, voire mon leg d'entorse, au travers du lab en vitesse mi-lumière. Je devinai assez vite que travailler assis, malgré l'absence de mouvement, finissait par me rendre dommageable: On ne peut que finir par trop bouger, penser que la joie d'emprunter le rôle de Santé, soudain libéré de la conscience, nous emmènerait vers la béatitude... Erreur de peau.

6h55: "Arrête de tourner autour de la peau" ou "Archaïsme, sarcome monopolaire! Lancée du poing américain au point de la phrase aveugle".. Et aussi que Ladytron est un guide ébaubifiant vers le luxe de dame Tetris.

Applaudissements.. Je rêve soudain d'embrasser une vie sociale rubanée ; cette divine oration ne venant je suppose que de l'entremêle pédestre. "Vous êtes par contre bien jolie dans un sarro,.. errrr un sareau, un sarreau, ro, rerrrrr, un o... sa.. dis-je". Et disons que 30% seulement du lab mérite une attention particulière, autre part de mes longues litanies prolétaires - et nécessaires à mon bon emploi - je dois dire que cette tribu lorgneuse, sacrante, fâcheuse, consternante, n'est qu'un autre écueil vers l'émancipation des sens. Ne conscentrons donc nos idées que sur Dame Musique ; dernière églogue de ce début de soirée rosé.

7h03: Je voudrais terriblement vous revoir, allez à votre rencontre parisienne. Participation active de l'Être, acalmie, cessance du rôle maudit ; je rêve de cesser le texte égloguite, je rêve de parcourir une romance sans la craindre, ou plutôt recommencer une pure idylle... L'art me manque...

samedi 5 mai 2007

Handy Cap

Vendredi passé, je descendais de grands sacs de Dicom par l'escalier: nous avons même une petite passerelle - ou rampe - pour glisser avec aise les sacs d'un bout à l'autre du domaine vertical. Dans ma fatigue exsangue due aux 400 cas que je venais d'emballer et à la semaine vraiment trop longue à aboutir, je me suis rendu compte de la force de l'esprit sur le corps. Le pire est qu'au milieux des marches, je me mets à dire tranquillement en ma tête: "Il faudrait pas que je tombe dans l'escalier avec ce sac"... hem... boum.

En fait, je suis pas vraiment tombé, j'eus le réflexe mutant, ma jambe s'enjambant en un mouvement hirsute, pour ne pas me casser la gueule. Ce que je croyais n'être qu'une vaine escapade dans les marches est devenue samedi en soirée une affliction calvéreuse. Dimanche: urgences... Peine à marcher, je me rends pour plus de quatre heures d'attente pour finalement me faire dire que j'ai une entorse légère qui nécessite quand même une semaine d'arrêt de travail. Alors... Une semaine sans pouvoir vraiment marcher - mon père m'a fabriqué une béquille avec un bout de bois et un "bout d'tuyo" collé, la première chose que j'ai apprise était de ne pas renverser le "bout d'tuyo" vers moi, car en effet j'ai reçu nombres de gouttes de colle sur moi pendant les premiers jours - et pendant une semaine sans pouvoir marcher, on regarde des bons films qu'on a enregistrés sans avoir le temps de regarder depuis un an, on découvre plus de 30 bands différents, on capote sur l'électro-dance-pop avec un pied enflé et les tempes emprises d'advil et d'eau fraîche, on lit la bible et on fait des projets de dizaines d'auteurs prometteurs, on fait carrément de la phototaxie à contempler les phases du soleil déambuler par les fenêtres graisseuses, intemporelles.

Je comprends - très peu mais bon... la sympathie s'engendre avec les expériences - ce qu'un handicapé peut ressentir comme occasionnelle frustration, surtout pour un blessé néophyte. La perception des tâches habituelles devient tout à fait différente, ça fluctue avec l'impatience du "besoin", et la demande du corps, l'oligopole des sens.

Je sais pas pourquoi mais j'ai le goût de manger une salade aux trèfles.

mercredi 2 mai 2007

TENDIR COREYI

I

Comment pouvez-vous perdre vos mots
Dans l’arabesque
Quand une sirène fait écho
D’éclisses presque
Aussi en fête que musique, Oh !
Comment vous faites ?

Clouée au froid, plaquée au pommeau
De grande canne,
La paume absorbe d’autres Jéricho
D’autres arcanes
Marchant, les concerts, coquelicots
Aussi en fête !

J’attends oublié, l’espoir, émaux
Du long séisme
Suspendus aux tresses du tricot,
Le iotacisme :
Enfant Iambon ! Vêtu de mes crocs !
Que tu t’embêtes…


II

Je ne crois plus au poème
Ni au cœur ni ton bras
Le seul éclat que je sème
Et qui pourrait sembler Moi
N’est plus qu’une valse obscène
Dont les bras noircis de Seine
Étoufferaient sans émoi.

Je ne crois plus au poème
Et la Justice mère, hante
Fournit au bras de blancs chrêmes
Se jettent au ciel ! Ma rente
Est un prix qu’humain n’achète
Fut le nœud coulant d’Hachette :
Verbe… non… Femme écoeurante !