samedi 30 juin 2007
Le 30 juillet..euh.. juin 2007 mai... 1987 entk
mardi 26 juin 2007
Humm uffin
1. J'exècr(ai) de passer devant la pub de Labbatt Bleue - "24" -. C'est évidemment un axiome que les bons alcoolophages attendent le prétexte de la St-Jean pour se bourrer la fraise du délicieux humectant houblonique. Mais, quoi que j'endosse le principe - non seulement fêtard, mais général de l'éthylisme, je n'aime pas que le discours voire le fondement même de ce jour soit déçu, calomnié, abandonné par des hordes de poutines camp en forme de soldats. Nous aimons manger, nous aimons parler - ben... entk - nous aimons danser sous la musique du monde québécois et d'ailleurs, etc, etc. Une fête est là pour ça, mais le soulignement n'est plus empyreumique, ce n'est qu'un empire de perdition, de rois sans corne, de rouge sans blanc, et les lignes d'horizon ne sont que des soleils raccourcis dans une bague de ciel.
2. Je n'ai rien contre les Plaines, la booze, le weed, les gitans giteux du parlement dénommé. Je n'ai rien contre le trip du retour aux sources - "où tout à commencé" - mais je suis d'accord également sur l'inaction ou le symbole un peu chenu que l'on déploie sur les étendards de la fête nationale québécoise. Est-il mieux de fêter le Québec en dansant sur du Mstrkrft ou avec les maudits Cowboys fringants à St-Hubert? Vous voulez de la bonne musique francophone du vrai Ici? Putain, réécouter donc un peu de Vigneault, de Charlebois, de Leclerc, de Dubois, etc... C'est bien "rassembler les masses", mais à un certain point, peut-on passer au real deal? Fuck canada.
3. J'avoue ne pas être un bon québécois. Je ne suis pas un déserteur, loin de là. Et je peux sûrement donner des leçons sur l'importance de l'indépendance de notre langue, notre art, notre force vitale et froncière, notre passion historique. Je pourrais dire par contre que j'ai passé effectivement la soirée du 24 à écouter de l'électro et du dance dans un club à montréal. Je ne suis pas un anarchiste, je n'aime pas les manifestations - saufs celles romantiques, mais la politique est loin à présent d'être comme icelle. Je suis un mauvais québécois parce que ma faconde est ridiculeusement tacite ; un vrai québécois est un gueulard, c'est de la flanelle sur les rapides en générescence, c'est du bois comme un oeil, et des jambes comme des palais, c'est du front comme les fauves, c'est de foncer comme un lys sous les ponts de l'inconnu profitable. Je ne suis pas un bon québécois parce que je ne suis pas un bon humain. Mais la St-Jean, c'est jean Baptiste, c'est aussi la tête dans l'eau, l'oraison aquifère qui, sans dominer l'astre bleu et blanc, reste un abstrait vengeur des lignes rouges ; l'horizon est empli de mots vides, mais l'horizon est empli de capsules-luminaires. On débouche la nation à coups de Cowboys Fringants. Et je m'acharne sur la force des masses... Quelle est la nation sans la force des masses?
4. L'intelligence, la brillance, l'inquiétant retrait de l'individu face à sa société, la pendaison d'un verbe, la passion bernée. Penser trop, au Québec, penser trop au, Québec. Ça finira par un Q... O synthétiseur des masses bleues et blanches!
5. Finalement, je n'ai rien dit ; aucune conclusion évidente, mais aucune hypothèse de cette fête manquée. Nous parlâmes de "déception", nous parlâmes d'enjeux, mais nous parlâmes d'insectes sans éclat, la coquille dans la main, le jus répendu, c'est le repas des valeurs, et c'est l'évidente temporalité du "laisser passer" pour la paresse du stationnaire gouvernement de l'être: individu VS fleurs. Des drogues, scalpers, alcools à fric, pub Éon, lys ithyphallique. J'ai des colères plus petites que ma passion de la langue, et c'est pourquoi mon anarchie n'est point à la mesure de cette évidence: "Ton sein plein d'Abraham".
lundi 18 juin 2007
La monnaie IX (Maxwell's silver hammer)
5h54: Il reste une fin de rosé, une fin de blanc... Je commence par quelle fin?
J'ai ressenti un choc des moins communs aujourd'hui: on dirait que la névralgie peut s'avérer incroyablement tempérée quand, dans l'eau chaude, des gants trempés, se saupoudrent de coups de maillet navrant. On casse la pierre jaune, on se sort le flex de l'acalmie concave. Je me patch le coeur avec du yellow-wet stone. Et mes doigts se gaillardisent en constance de frappe.
5h57: Dear prudence, reprise par Siouxsie and the Banshees. "Beatles and shit", -nous- devons faire ce show de covers un jour. Qu'importe le prix de l'apparat, et surtout, intimemment, le prix du duo. "Look around round round round round".
Je reviens au musée, il fait beau, en regardant les immeubles étrangés, on finit par changer de cap - jeu de la queue de poisson à pieds - et de laisser son sac dans un vestiaire - "donation volontaire" - ... - ;) - hummm - cough - look around round round - ....... .. . . ... . - j'ai les poches volontairement vides. Et si je dis que je thème avant longtemps, je me botte les fesses à coup de maillet. Bordel de Zeus, C'est quoi cet accoutrement?? Tu travailles ici aussi? Depuis quand?? Damn... Ce projet littéraire postmoderne est ma foi ingénieux - équipe de six? - ok... ben... Converse bleus, bretelles roses, ceinture blanche = Village des valeurs.
6h02: Je vais t'en faire du postmodernisme.. Et son visage, ce n'est point de l'abstraction, c'est du sourire en canonball, c'est de la fille à canon qui te fait aimer les coups de marteau, les levées de tête, c'est de réécouter la même danse.. errr... thème... fuck.
dimanche 17 juin 2007
Madrigaux pour une coquille évolutive
I
Déjà j’eus pris le plus bel horizon
Pour un beau crime ;
Mais le voir en vos yeux comme en prison,
Violettes cimes !
Violets croisés
D’où jamais j’aperçus tant d’attitude,
D’où l’on ne parviendrait pas à tirer
De l’altitude
La moindre larme mais tout une épître…
Parhélie mauve,
O yeux de fauve :
Voyez comme il luit ! autant je suis pitre !
II
Adieu l’eau rose, adieu morose onde
Et adieu mon silence et bonjour
Ô Faconde !
Que j’exploite en le chrême apposé,
Tout un noir sur votre ongle, un séjour,
J’ai osé !
Un repas :
Votre pied et mon cœur, deux trépas…
III
Il ne mérite en rien cet étonnant suffrage
Qui se dépose en perle et l’on parle de rages :
Déposée, vous grondez ; il ne comprend l’éclair
Entrechoqué, syrinx, sans voix je désespère
À penser… Vous donnez le pas de votre cœur
Au rigide éclat des faveurs,
Stupide état d’impatience :
Et votre « ami » n’est qu’un autre sot sans conscience.
IV
Sur la grève de Camisole,
Près de l’aréole
Que femme isole,
Une grenouille épanche.
V
Si j’étais un chat
Que vous m’aimeriez !
Si j’étais un chat
Et que… – vous riez ! –
J’étendais mes cris
En des bulles creuses,
Ririez vous ? – je ris ! –.
Vous voir heureuse,
Je veux vous voir et
Vous sentir, moirés
Sont les gestes courts
Rebus, je boirai
Ce déréel jour
Comme si demain
Au creux de ma main
Le vœu jeté… ah!
Vos hanches Shisha !
Je suis même un chat
Pour que vous m’aimiez !
VI
Malgré l’or illégal
De ce doux madrigal
J’éteins enfin mon nom sur la page éclose,
J’étends en vain, les yeux clos comme une rose
Que dessine un don
Et tout un faux-bourdon
Dans votre âme un peu plus vieille, et vielle, et belle !
Je veux connaître un peu de vos fleurs rebelles !
Publi-sac
mercredi 6 juin 2007
L.B.L.
"Flex plaque occlusiale thermoplastique du haut pour bruxisme SVP. Faites assez épais car vous avez fait ce cas mai 2006 ET puis la plaque est cassée en deux. La patiente a échappé l'autre partie dans un égout. Nous espérons de bénéficier un certain rabais sur le nouveau. Merci".
AHAHAH
dimanche 3 juin 2007
Uconneries et déviations de la loi du plus fort
Fondu comme de l'or, mon déplacement - velouté pour certains, avec des claquements aux vagues des Knack - j'ai mal aux jambes, aux chevilles, au pont Jacques Cartier. J'ai mal au regard Saphir, je trouble des dents, ça se déchausse en amou-colè-r-e. C'est comme une marque sur un flanc blanc, c'est déjà sortir sans prévenir, c'est l'excuse, puis le coup de menton, la ceinture, James Brown. C'est du medley d'amour, du remix d'aventureuse exclamation presqu'en giboulée. C'est croquer dans des dés de Jager en poussant des cris en forme de train va-peur. "Trop de monde, je me vois pas dans le miroir". Tout pour conclure que de la tartinade au tofu sur des pains Hot-dog pas cuits est un médianoche ineffable.
C'est qui ce blondard?? Je sors l'Épée. Je sors le menton. Je sors le kil. Je sors sans prévenir. C'est s'enfuir d'où on vient. Sacredent, j'atteindrai pas plus long.
