mercredi 12 septembre 2007

Canned Heat

J'arrive au travail, j'enfile mon uniforme laboratorien, je viole de chaleur cet exacto encor endormi, la flamme danse sans s'en rendre compte.

"You know this boogie is for real"

7h26 ce matin, je sors de la maison et j'enfile un cigarillo près de la lippe encor endormie. J'allume malgré les vents contraires, le ipod se balance aux hanches de l'oubli. Les lunettes aviateur font marque sous le ciel comblé de nuages ; la pluie qui d'ailleurs fait patience combat les possibilités du soleil. J'arrive comme à l'habitude vers 7h51 près de la porte d'entrée. J'enfile le code avec un doigt encor endormi. Nombre de chiffres sans valeur, j'exècre cet endroit par instants, par souvenirs, par fantômes d'affections.

"Now dance my blues away"

Je tapoche de l'encre pendant des heures, les petits sabots bleu et rouge ne parviennent pas à égailler l'aigreur et/ou le sel... l'édachou. J'ai peur de vendredi. Je redoute son prénom. Ce remplacement des cadres. Ce faux remplacement des rires volontaires. Malgré tout, je ris - de pierre jaune - avec les collègues, malgré l'aphasie de ce dépatrié de coeur prolétaire, je parviens à discuter de zeffirelli... La journée est moyennement gagnée. L'acrylique ne se condamne pas toute seule sous la pression graisseuse et glauque et l'on doit cesser la parole, parvenir à réunir plusieurs membres supérieurs au déclanchements de l'amaurose étude du mouvement sans grâce... Le mouvement répété... Qui ne fait que tâche et non tache. Je voudrais tacher le travail de ton sourire, lui donner des dents, de vrais morphés ludiques. Casser de la guitare sur l'aragne des penchants.

Le trou est loin, la journée finie. Le vent est trop fort. Les cigarillos se fulminent avec détachement. Des cordes de cancer qui s'attachent en vain sur l'enregistrement de la colère. J'ai peine à croire à pouvoir continuer à travailler dans cette boîte de souvenirs... La sympathie peut-elle être un défaut??

13h et c'est la sonnerie. Je vais prendre un lunch qui calmera mes envies de tueries flexogènes... On me croit triste mais je suis colàre... Avec un fol "c". Quand la braise assume la maladie de l'homme, et que l'on croit fumer pour les autres, on se voit fumer de l'eau, et se noyer dans un amour cancérigène. Que c'est beau que cette lecture du Sens... Maître ometteur! Je veux te revoir... Comme la caroncule électronique, on se verra boogiller sur de l'antithèse en vertu de la vie! Celle qui prononce la soirée et l'attente.

La tuerie du rendez-vous.

L'attente des yeux.

Je m'ennuie de toi - l'autre.

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