vendredi 26 janvier 2007

L'assassine hoche

Nous nous rencontrâmes devant la petite porte avant d'entrer pour la présentation. Le théâtre, ou devrais-je dire, le cinoche, était renversé dans du parfum bon marché. Les gens se croisaient les yeux devant elle, nous marchâmes encor quelques temps jusqu'à la boîte à billets. Une fente et une voix interrompirent notre deuxième dialogue et nous parla de l'argent déboursable. Après m'être soulagé dans la fente, nous continuâmes la route trop parfumée vers les tapis rouges, les bras en kodak, il y avait de ces poubelles en fourrure pour garder les déchets au chaud. Elle me parla de ces amis, et je lui parlai du silence. Elle sortit un couteau de son sein gauche et déchira la toile argentée qui pendait dans mon cou. Le sang climaxé se répendit comme des vendanges sur une peau d'ours et je restai quelques instants à genoux, tenant ma toile avec les deux mains, les bras tremblants, la bouche parlant pour une fois d'autre chose que le silence. Criais-je: "Pourquoi cette intrusion?". Et elle sortit de scène avant même que le balayeur et l'éjaculateur de gras ne vinrent me proposer des friandises. Le billet indique encor l'heure: "your a bloody liar at 3 o'clock".

vendredi 19 janvier 2007

La monnaie V (It's all too much)

Bon, je me suis rendu compte qu'un ampli de guitare basse peut absolument accepter dans son ombre une guitare accoustique. En fait, je tentai la première fois de mettre le fameux Jack on the rocks dans ma guitare accoustique - disons guitare hybride... - et la plugg s'est retirée du trou en question pour chuter dans un trou à quantité multipliée qui s'avère ma caisse de raisonnance. Finalement, il ne reste qu'un trou de bois au flanc de ma guitare, et la plugg en question fait de la houle sous les cordes, se déplaçant avec l'électricité à pleur de faux qui veut rien savoir.. Entk, j'ai fini par réussir à sortir le dit fil et la dite patente en métal pour y insérer le Jack on the rocks. C'est bien la première fois que je vois quelqu'un jouer de la guitare avec son fil qui sort par le trou accoustique...

10h57 (encor??) : Il y a quatre petites perforations - des gravures on dirait - près du trou d'amplification de ma guitare. Quatre petits trous symétriques et qui s'allignent également parfaitement. Quatre petits trous creusés dans la carapace bleue de ma guitare... Ça fait penser aux champs de blé dont les fermiers un peu zarbis tentent d'affirmer les phénomènes extraterrestres.

11h00: Je commence à trouver un début d'orée, un début de chemin vers la forêt viagère, et vers icelle je me digire à pas de fée de lin. Des masques d'écorce, des mensonges, ou bien de l'abus d'imbus... Reste à savoir qui veut quoi ; la souffrance est une faiblesse et une force, mais jamais les deux en même temps, il faut passer par l'écorce et en fait tout l'arbre pour atteindre son centre tant convoité. Par la suite, là, on peut faire une flûte à six schtroumpfs. Mais pas avant. Oh que non.

SONNET

Triste, ma mine éclate auprès d’œillets impairs
Sans voisin ni comptoir au déluge du crâne ;
Quels aïeuls pour ma vie! Un détour du Rhin perd
Aux équerres du ru, son eau en le cloître-âne.

Levant par son regard une pitié, il dit :
« Que recherches-tu donc aux landes aratoires ? ».
J’observe un fou perchant par ses deux pieds ma vie
Et que Folie s’avère un déambulatoire.

Je voyage en pied d’âne, assourdi par l’allure,
« Où t’assourdis-tu donc en tachant tes glaïeuls ? ».
Ma cécité du son dessinera l’aïeul :

O toi ! Chérubin d’ambre ! Éclaté d’œillets purs !
Donne à mon sang l’humus, barbe-ange, fatal col,
Et appelle en ton nom ma vie et l’art : « L’alcool ».


dimanche 14 janvier 2007

10h57

..........Cm ...........................G#
It’s a spasm like some rain in the door of a rose
............ Bb............................. G
And don’t tell me again that what I saw was your nose

Glabre

La peau qui entoure mon être physique semble être d'une sensibilité irrégulière voire ridicule. Surtout quand on en vient au rasage. Ne parlons même pas des rougeurs - qui peuvent faire rougir d'envie tout bon vermeil - mais seulement d'une haine que mon épi d'erme porte à tout changement, et bien entendu tout changement venant avec un drapeau en lame affutée ; brandissant son fléau à bouts de bras et récapitulant sa routine, entourant avec ses couronnes grises ma caroncule, on marche à grands pas cramoisciés un peu de partout et vers encor... voilà... Après avoir envoyé ma face en quarantaine, devenu barbe supposément sale et nichant des oiseaux du sud au flancs de smog, je me rase pour finalement remarquer ce glabre enfant toujours aussi ingénu malgré sa nouvelle majorité internationale de 21 ans.

Je marchais l'autre soir dans un froid m'assomant et je remarquai une chose que j'avais déjà remarqué mais qui, quand même, me frappa encor par sa subtilité et par la mienne au même moment de toujours faire des liaisons de sens et de forme dans l'environnement. Le trottoir fait le semblant de me suivre, et je vois les grands lampadaires qui se courbent l'échine, vomissant des hâleurs vers le bas. Je vois alors que les lampadaires métalliques possèdent des courroies de métal attachées avec des vis à certains endroits. On dirait vraiment que les lampadaires portent des jarretières.

2 pichets - et une pinthe, merchi à elle... - pour en venir à cette conclusion: Que la division en une trine de Dieu dans la révolution du nouveau testament - même si l'ancien testament avait proposé un prologue à l'idée - est en fait justement pour unifier l'univers... Encor une vision et une corrélation de l'idée que la balance se fait bien entre les mondes.

Un trophée spécial au Brandy pour m'avoir enlevé la phobie longuement accumulée - et presque devenue abstraite - de l'indigestion.